OL-Zénith : Et si Jeff Reine-Adélaïde était déjà le joueur clé à Lyon, avec « sa créativité et sa folie » ?

FOOTBALL Le nouveau milieu relayeur de l’OL Jeff Reine-Adélaïde (21 ans) est le principal motif d’espoir de la décevante entame lyonnaise en Ligue des champions, mardi contre le Zénith Saint-Pétersbourg (1-1)

Au Parc OL à Décines, Jérémy Laugier

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Jeff Reine-Adélaïde a été l'une des rares satisfactions de l'OL ce mardi.
Jeff Reine-Adélaïde a été l'une des rares satisfactions de l'OL ce mardi. — Laurent Cipriani/AP/SIPA
  • Guère inspiré offensivement, l’OL a concédé un problématique nul, mardi face au Zénith Saint-Pétersbourg (1-1), en ouverture de la Ligue des champions.
  • Seul Jeff Reine-Adélaïde s’est mis en évidence durant cette terne rencontre européenne, en livrant « un match énorme » selon Anthony Lopes.

« Tout le groupe a eu de très belles sensations. Ça a été un grand match de notre part et on a vraiment géré la deuxième période. » Pour ses premiers pas en Ligue des champions, Jeff Reine-Adélaïde a été aussi performant sur le terrain que peu lucide devant les médias après la rencontre. Vous l’aurez compris, le milieu relayeur lyonnais a donc été très très performant mardi lors de ce terne nul (1-1) face au Zénith Saint-Pétersbourg.

Anthony Lopes ne s’y trompait pas en qualifiant spontanément d'« énorme » la prestation de la recrue la plus chère de l’histoire de l’OL (25 millions d’euros + 2,5 M€ de bonus). Pour son troisième match avec son nouveau club, Jeff Reine-Adélaïde a tout simplement donné l’impression d’être le dépositaire du jeu, le seul élément capable de créer des étincelles dans une rencontre européenne décevante. Son spectaculaire raid sur l’aile gauche a par exemple semblé débloquer des Lyonnais hors du coup jusque-là (9e).

Des faux airs de Tanguy Ndombele avec ses différences balle au pied

C’est également l’ancien Angevin qui a été au départ et à la conclusion d’un modèle de contre-attaque, marquée par un long une-deux avec Léo Dubois (60e). « Je me précipite un peu sur ma frappe [non cadrée], il faut que je garde de la lucidité », indique la pépite de 21 ans, formée entre Lens et Arsenal. Reste un mystérieux paradoxe : Jeff Reine-Adélaïde n’a participé cette saison à aucun des deux festivals offensifs de l’OL (0-3 à Monaco puis 6-0 contre Angers) mais aux trois décevants nuls de rang face à Bordeaux, Amiens et donc le Zénith.

A en croire Lucas Tousart, ce constat ne va pas durer : « Jeff a été très percutant aujourd’hui. Il nous apporte sa créativité et sa folie. Il a un profil qu’on n’avait pas forcément. » A savoir un feu follet comme pouvait souvent l’être Tanguy Ndombele les deux saisons précédentes à Lyon, de par sa faculté à casser les lignes. Mais l’international Espoirs se retrouve plus volontiers à la finition que le néo-Spur.

« Ça reste du foot »

Et surtout, celui qui a dû attendre son 37e match de Ligue 1 pour inscrire son premier but avec Angers n’a eu aucun complexe à croquer dans la plus prestigieuse des compétitions mardi. « Bien sûr, ça a une saveur particulière, sourit l’intéressé. Mais ça reste du foot et je suis toujours heureux quand je suis sur le terrain. J’essaie de faire ce que je sais faire et je ne me prends pas trop la tête. »

Son insouciance pourrait faire un bien fou à un OL qui ne s’est pas débarrassé des doutes accompagnant le début de l’ère Sylvinho. Heureusement pour Lyon, douter ne semble pas faire partie du vocabulaire de Jeff Reine-Adélaïde.