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Comment bien choisir sa machine a café avec broyeur ?
DELIZIOSO

Cafetière avec broyeur : Ce qu’il faut savoir avant d'en acheter

Les machines à café avec broyeur ont le vent en poupe, mais toutes ne se valent pas
Christophe Séfrin

Christophe Séfrin

L'essentiel

  • Le 9 juin célèbre en France la Journée nationale du Petit Déjeuner, à l’initiative de Tables & Auberges de France. À cette occasion, 20 Minutes s'interroge sur ce rituel gastronomique à la fois culturel et intime.
  • Tendance du moment : amateurs de café, les Français s’équipent de plus en plus de cafetières avec broyeur afin de profiter de café fraîchement moulu ou torréfié.
  • Automatiques, semi-automatiques… les machines sont nombreuses dans cet univers de produit, pratiques et performantes, mais parfois aussi avec des contraintes d’usage.

Americano, cappuccino, lungo ou simple expresso ? Accros au café, les Français ont acheté 5,3 millions de machines (filtre, automatique, manuelles, à dosettes ou capsules) en 2025, selon l’institut Gfk. Parmi elles, les machines avec broyeur intégré dopent le marché : 660.000 ventes l’an dernier (contre 634.000 en 2024) ! 13 % des foyers français en seraient déjà équipés. Plus écologiques que certaines de leurs congénères à capsules ou dosettes, ces appareils attirent surtout les amateurs de café fraîchement moulu ou torréfié, les amoureux de « la bonne tasse ». Comment bien s’équiper ?

Jusqu’à près de 3.000 euros pour une tout automatique

Les machines à café avec broyeur étant multiples, il est d’abord nécessaire de distinguer celle qui correspondra le mieux à vos besoins, mais aussi celle avec laquelle vous serez le plus à l’aise. Et pas que budgétairement…

La cafetière automatique Miele CM 7550.
La cafetière automatique Miele CM 7550. - Miele

Les tout automatiques sont sur le papier les plus simples d’emploi. Il suffit de remplir le réservoir d’eau, le bac à grains, de choisir le niveau de sa mouture et de lancer son ou ses cafés (selon que le filtre dispose d’un ou deux buses d’extraction) avant de le déguster. Si elles ont la réputation de pouvoir être très chères (jusqu’à près de 3.000 euros pour la Miele CM 7550, quand même !), on peut auprès d’une grande marque comme Jura, par exemple, s’offrir une C3 Piano Black moyennement un budget déjà bien élevé de 699 euros, ou, chez Philips, la Série 3300 (réf : EP3329/70) pour 379 euros « seulement ».

Attention, comme toutes les machines à café avec broyeur, les « automatiques » sont bruyantes lorsque le grain est broyé (entre 60 et 75 dB, l’équivalent du bruit d’un petit aspirateur). Et elles réclament un entretien plus poussé que d’autres cafetières. Outre le nécessaire rinçage du bloc de percolation chaque semaine, la nécessité de vider et de rincer le « bac à marc » (là où le café utilisé est évacué) et le « bac d’égouttage » (ces machines procèdent à un auto-rinçage de leur tuyauterie à chaque usage) peut en rebuter certains. Des opérations et manipulations plus fréquentes lorsque l’on est l’on est un gros consommateur de café…

Et certaines de ces machines (parfois parmi les modèles les plus chers) imposent même parfois l’usage d’un tournevis pour ouvrir leur carrosserie afin d’accéder aux éléments à nettoyer ou à rincer ! Oui, cela peut devenir contraignant.

Comme dans les bistrots

Autres types de cafetières à broyeurs, celles disposant d’un porte filtre (ou percolateur) amovible. Comme dans les bistrots. Deux cas de figure pour les appareils grand public : soit la cafetière distingue les parties sèches et humides ; soit elle ne dispose que d’une partie humide. Dans le premier cas, c’est un peu comme si l’on avait un moulin à café d’un côté et un groupe de percolation de l’autre : il faut d’abord moudre le café qui prend place dans le porte filtre, déplacer et fixer ce dernier (après avoir tassé le café) pour l’extraction, puis « lancer » son café. C’est ce que proposent par exemple The Barista Touch de la marque Sage (repérée à 799 euros au lieu de 1.249 euros) ou La Specialista Arte, un joli modèle DēLonghi (à moins de 400 euros).

La cafetière semi-automatique La Specialista Arte, de DēLonghi.
La cafetière semi-automatique La Specialista Arte, de DēLonghi. - DēLonghi

Dans le second cas, le café broyé est automatiquement et tassé dans le porte-filtre avant l’extraction. Aussi ritualisées soient-elles dans leur usage, les machines semi-automatiques évitent certaines contraintes de nettoyage et d’entretien rencontrées sur les machines tout automatiques. Généralement, des opérations de rinçage hebdomadaire et de détartrage tous les deux ou trois mois suffisent. Parmi l’ensemble de ces machines à café, la plupart disposent de buses pour émulsionner du lait animal, d’avoine ou de soja, ou pour réchauffer de l’eau. Certaines, comme la PrimaDonna Class de DēLonghi (actuellement à 599 euros) intègrent même leur propre bac à lait.

Des modèles compacts et plus accessibles

Pour séduire les consommateurs que le surcroît d’encombrement des machines tout automatiques peut freiner, les fabricants ont ces derniers temps déployé de gros efforts. But : proposer des semi-automatiques qui ne sont pas plus encombrantes d’une cafetière ordinaire (moins de 20 cm de largeur). C’est le cas de la simplissime et très esthétique Baristina de Philips (vendue à partir de 299 euros). Ou encore de la très compact Coffee Crush Extra de Krups (329 euros) qui, avec 15 cm de largeur seulement, permet aussi de choisir parmi plusieurs boissons, avec différentes intensités de mouture, de longueurs et température de boisson.

Notre dossier «Électroménager»

Face au rayon des cafetières de votre magasin préféré ou devant la page Web dédiée de votre site de prédilection, vous avez toutes les chances de… vous perdre. Les offres sont extrêmement nombreuses et les dizaines de machines existantes ont forcément toutes quelque chose qui les distingue de leurs concurrentes ! À moins d’être un esthète, si vous êtes un « débutant » dans l’univers du café moulu, inutile de vous encombrer de fonctions trop nombreuses qui risquent de vous être inutiles… et d’alourdir la facture.

Réfléchissez encombrement, design, entretien (c’est important), et bien entendu prix. Les constructeurs renouvelant régulièrement leurs gammes, la valse des étiquettes permet souvent de réaliser de très bonnes affaires avec des remises qui, même hors Black Friday ou périodes de soldes, peuvent frôler les 40 % sur certains des modèles les plus chers.