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Dernière ligne droite avant la Coupe du monde, entre ferveur et « excitation »

Coupe du monde de rugby : Ferveur populaire et « excitation » en haut lieu pour la dernière ligne droite avant la compétition

rugbyLe grand patron du rugby mondial Bill Beaumont, accompagné par les dirigeants du comité d’organisation et de la Fédération, a officiellement lancé les festivités du Mondial ce lundi, alors que les équipes découvrent avec bonheur leur camp de base
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Les dirigeants de World Rugby, du comité d’organisation France 2023 et de la FFR ont participé ce lundi matin à la conférence de presse de lancement de la Coupe du monde.
  • A cinq jours du match d’ouverture entre la France et la Nouvelle-Zélande, ils ont insisté les belles promesses affichées par l’organisation et l’accueil impressionnant réservé aux équipes à leur arrivée dans leur camp de base partout en France.
  • De leur côté, les joueurs du XV de France ont bien conscience à l’attaque de ces derniers jours de préparation des attentes énormes qui les accompagnent.

Quand autant de pontes sont réunis sur une même estrade, c’est qu’un événement d’envergure arrive à grands pas. Ce lundi matin, à Roland-Garros, le patron de World Rugby Bill Beaumont et son DG Alan Gilpin, accompagnés entre autres du président du comité d’organisation Jacques Rivoal, de celui de la FFR Florian Grill et de la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera, ont lancé les festivités de la Coupe du monde de rugby, à cinq jours du tant attendu match d’ouverture entre la France et la Nouvelle-Zélande.

Le président de la FFR Florian Grill, celui du comité d'organisation de France 2023 Jacques Rivoal, le patron de World Rugby Bill Beaumont et la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera (de gauche à droite) posent avec le trophée de la Coupe du monde, le 4 septembre 2023.
Le président de la FFR Florian Grill, celui du comité d'organisation de France 2023 Jacques Rivoal, le patron de World Rugby Bill Beaumont et la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera (de gauche à droite) posent avec le trophée de la Coupe du monde, le 4 septembre 2023. - AFP

Bill Beaumont a tressé des louanges à la France, « une nation qui aime le rugby et les grands événements » et l’endroit idéal, selon lui, pour célébrer le 200e anniversaire de la création de ce jeu par William Webb Ellis. « Il y a de l’excitation. Il est certain que nous allons vivre un moment extraordinaire dans l’histoire de notre sport », a appuyé son bras droit. Des bons mots de circonstance, évidemment, mais qu’on peut toujours prendre pour ce qu’ils sont.

« Le rugby vient s’installer sur tout notre territoire », s’est de son côté félicité Monsieur France 2023, Jacques Rivoal. Même dans des zones pas particulièrement connues pour leur passion dévorante pour le ballon ovale. Florian Grill a bien insisté sur ce point, lui qui compte sur la compétition pour essaimer la pratique. Les images de l’arrivée dans leur camp de bases des premières équipes, ce week-end, sont encourageantes de ce point de vue et laissent augurer une belle réussite populaire. Les Irlandais à Tours, les Néo-Zélandais à Lyon, les Gallois à Versailles, les Anglais au Touquet et même les Chiliens à Perros-Guirec ont tous été reçus avec ferveur.

Plus prévisible, les Bleus ont eux aussi goûté à un accueil de rock stars, samedi à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où ils résideront pendant toute la compétition - hormis un intermède à Aix-en-Provence lors de la deuxième quinzaine de septembre. Plus de 5.000 personnes sont venues les saluer, impressionnante démonstration de l’engouement qui escorte cette équipe. Enivrant et forcément un peu pesant, même si ce groupe est poli depuis quatre ans pour ce rendez-vous.

« Garder cette fraîcheur et cette décontraction qui font notre force »

« On a conscience de cette attente, bien sûr, reconnaît le talonneur Julien Marchand. On la ressent tous les jours, et il nous tarde à nous aussi que ça commence. » On imagine bien, après deux mois à bosser d’arrache-pied pour arriver fin prêts face aux mythiques All Blacks et lancer comme il se doit une aventure appelée à ne se terminer que fin octobre. Les derniers jours qui séparent encore les joueurs du coup d’envoi semblent une éternité. Difficile de ne pas y penser du matin au soir. « On n’est pas loin de ça, effectivement, en sourit le capitaine Antoine Dupont. Mais il faut arriver à conserver un certain détachement, garder cette fraîcheur et cette décontraction qui font notre force. »

Pour ça, même si une ombre est venue s’installer avec la polémique Bastien Chalureau, cette semaine se rapprochera le plus possible de ce qui se fait habituellement avant un match. « On ne va pas tout changer maintenant, observe le sélectionneur Fabien Galthié. On a traversé 39 matchs ensemble, on a appris, on a progressé. Les repères sont là. » Au programme, deux entraînements ce lundi et mardi, avant de livrer dans la soirée au groupe l’équipe qui sera alignée d’entrée. L’intensité montera encore d’un cran mercredi, avant d’entrer dans des considérations plus tactiques à la veille du jour-J.

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De toute façon, tout a été pensé, calculé et planifié depuis belle lurette par un staff qui ne cesse de vanter son souci du moindre détail. Le reste est aux mains des joueurs, et à leur façon de vivre l’événement. « Il y a beaucoup de choses qui se passent autour de nous, et tant mieux, assure le troisième ligne Charles Ollivon. A nous de faire la part des choses, d’être concentrés à 100 % lors des moments de travail et après de déconner, de sourire, de passer de bons moments entre nous. Il y a un équilibre à trouver entre tout ça. » Le passé récent incite à l’optimisme, même si rien ne ressemblait à ce que cette équipe va connaître vendredi sur les coups de 21h15.