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Cyberattaque contre Tchap, la messagerie des agents de l’Etat

Cyberattaque contre Tchap, la messagerie des agents de l’Etat

fuite de donnéesEn septembre 2025, le gouvernement avait généralisé l’utilisation de Tchap pour les agents publics, afin de faire face au « risque croissant d’interception de leurs communications »
"Il y a une éthique à avoir, des limites à ne pas franchir" - Romain, ancien hacker
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Tchap a elle aussi des failles. La messagerie instantanée chiffrée utilisée par les agents publics a été victime d’un « incident de sécurité » avec une fuite de données qui a été « maîtrisée », a fait savoir lundi la Direction interministérielle du numérique (Dinum).

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a détecté dimanche « une compromission du service Tchap à la suite d’une usurpation de compte », a indiqué la Dinum. Elle a précisé que le compte à l’origine des requêtes malveillantes avait « été identifié » et « immédiatement bloqué afin de supprimer l’accès persistant de l’attaquant ».

La Cnil informée de la cyberattaque

« Même dans le cas d’une usurpation de compte, l’historique des conversations privées et chiffrées n’est pas accessible » et « les échanges susceptibles d’avoir été consultés se limitent donc au contenu des conversations publiques », a voulu rassurer la Dinum, qui a notifié l’incident à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). Elle n’a par contre pas encore indiqué combien de comptes avaient été compromis.

Le site spécialisé FrenchBreaches a pour sa part fait état de revendications publiées sur le dark web selon lesquelles plus de 643.000 messages de 73.000 agents dans 976 salons de discussions ont été exposés.

Notre dossier sur les Cyberattaques

Le gouvernement avait généralisé en septembre 2025 l’utilisation de Tchap pour l’ensemble des agents publics afin de faire face au « risque croissant d’interception de leurs communications » et de cyberattaques. Il avait alors évoqué les potentielles failles de sécurité existantes sur les applications grand public, telles que WhatsApp ou Telegram.