GoPro : La caméra « Mission 1 » change de format et zoome sur tous les créateurs de contenus
SUPERCAM•Le spécialiste des action cams étoffe sa gamme avec une caméra taillée pour tous les créateurs de contenusChristophe Séfrin
L'essentiel
- Face à ses caméras de l’extrême de la gamme « HERO », la firme GoPro avance sa nouvelle gamme baptisée Mission 1.
- Différence : des caméras toujours résistantes, mais qui sont également taillées pour tous types de contenus vidéos, et qui ouvrent le champ des possibles à la créativité.
- Parmi elles, la « Mission 1 Pro », un modèle pouvant filmer jusqu’en 8K et qui, malgré de petits défauts, offre une panoplie de possibilités extrêmement large.
GoPro change de braquet. Si sa nouvelle caméra Mission 1 Pro reste une caméra d’action, résistante et étanche jusqu’à 20 mètres sans boîtier, GoPro ne la destine plus uniquement aux sportifs chevronnés désireux d’immortaliser leurs sensations fortes sur carte mémoire. Signe des temps, le fabricant cible les créateurs de contenus. Avec la Mission 1 Pro, vlogueurs, influenceurs, youtubeurs et filmakers vont pouvoir bénéficier d’un outil spécifiquement conçu à leur attention, prêt à ouvrir le champ des possibles à leurs créations. 20 Minutes a pu s’en emparer.
GoPro voit plus grand et plus loin
Avec ses caméras Mission 1, GoPro reste bien GoPro. Mais le fabricant d’action cams depuis vingt-quatre ans élargit désormais son offre avec des caméras qui veulent voir plus grand et plus loin. Parmi les trois nouveaux modèles (Mission 1, Mission 1 Pro et prochainement Mission 1 Pro ILS), la « Pro » que nous avons testée est la polyvalence incarnée. 210 grammes, écran arrière OLED élargi (2,59’’, soit 6,57 cm), écran avant de 1,4’’, soit 3,55 cm (hélas non tactile), large optique : impossible de la confondre avec une autre. D’autant qu’elle adopte un capteur au format 1 pouce. C’est le plus imposant sur ce type d’appareil.
Les rivaux DJI et Insta360 ne lui arrivent pas à la cheville : leurs caméras disposent de capteurs plus petits. L’intérêt ? La qualité d’image, bien évidemment, avec beaucoup plus de détails, de finesse, une meilleure réduction de bruit en basse lumière. Autre avantage : la possibilité de filmer en 8K (jusqu’à 60 images/seconde). L’idée n’est pas tant de produire des films à très forte résolution et dévoreurs de gigaoctets de mémoire, mais de pouvoir « croper », c’est-à-dire tailler dans une image (vidéo ou photo jusqu’en 50 mégapixels) pour n’en conserver qu’une partie qui restera de très haute qualité.
Enfin, ce capteur 1 pouce permet de filmer en Open gate, soit en exploitant toute sa surface (en 4K 120). À l’arrivée, il sera possible de choisir au montage un format carré, paysage ou portrait pour adapter sa réalisation à tous les modes de diffusion. Une flexibilité que beaucoup apprécieront !
Des modes de prises de vues prêts à l’action
Assez simple à prendre en main (même si les profanes GoPro peuvent passer un petit moment pour se familiariser avec l’ergonomie de la caméra), la Mission 1 propose plusieurs modes préenregistrés (Photo, Cinéma, Ralenti, Faible Lumière…). Mais il est parallèlement possible, comme sur les caméras d’action HERO du fabricant, de créer ses propres modes en quelques secondes.
Qui dit vidéos de qualité supérieure suppose, également un son à la hauteur. GoPro a lesté sa Mission 1 de quatre micros (un de plus que précédemment), mais il est possible d’associer en Bluetooth 5.3 à la caméra des micros sans fil : ceux que propose désormais GoPro, mais aussi ceux, bien connus, de DJI, par exemple.
Même s’il faudra du temps pour formuler un avis définitif (les vacances d’été nous y aideront !), nos premiers essais de la Mission 1 ont de quoi rendre enthousiaste. Testée dans le cadre d’un festival musical avec des images en haute et base lumière, mais aussi lors de l’essai d’un vélo électrique, la nouvelle GoPro possède très sérieux arguments. La promesse de qualité d’image est parfaitement tenue, avec une montée dans la précision des détails qui flatte la rétine.
De belles images... mais pas exceptionnelles
La possibilité de filmer en LOG (avec post-production obligatoire) permet aussi de davantage travailler les zones sombres et fortement lumineuses, en récupérant des détails et en proposant un étalonnage plus souple. À réserver aux vidéastes avertis, néanmoins. Pour le simple amateur, il y a largement de quoi se satisfaire de modes plus accessibles, restant entendu qu’en basse lumière, la caméra reste un peu en deçà de nos espérances.
Les images sont belles, mais ne sortent pas du lot. Lors du concert du groupe Morcheeba que nous avons filmé à Enghien-les-Bains, les vues du public devant la scène restaient assez « bouchées » malgré tout. Lors de notre essai d’un nouveau VAE, notre passage sous un tunnel assez sombre des quais de Seine, à Paris, a produit des images assez charbonneuses également.
Une autonomie dopée aux hormones
Mais les ralentis, les accélérés GoPro restent toujours convaincants. Tout autant que la stabilisation HyperSmooth de la caméra, franchement bluffante. Côté autonomie, GoPro annonce plus de 5 heures de tournage en 1080p à 30 images/seconde et plus de 3 heures en 4K (à 30 images/secondes). C’est respectivement 70 % et 80 % de plus que sur la caméra HERO 13 du fabricant.
On peut clairement se passer de batterie d’appoint si l’on filme modérément. Mais pas de carte mémoire : la Mission 1 est dépourvue de mémoire interne… ce qui est bien dommage.
À signaler, l’arrivée d’un accessoire qui a tôt fait de se rendre indispensable : une cage de protection pour la caméra qui fait également office de poignée grip. Equipé d’un astucieux déclencheur qui, par son ergonomie donne beaucoup de souplesse aux captations, c’est une vraie trouvaille (au prix d’un encombrement supérieur, malgré tout, et d’un investissement à partir de 49 euros).
Toute l'actualité «High-Tech»Une concurrence extrême dans le monde des caméras
Vendue 699 euros, la Mission 1 Pro reste une caméra qui est très chère. À 599 euros, sa petite sœur, la Mission 1 peut largement suffire, même si elle n’offre pas des ralentis aussi impressionnants que ceux de son aînée et que ses vidéos 8K sont à une fréquence moins élevée. Reste que la concurrence dans ce domaine s’active. Face à DJI et à sa toute nouvelle Osmo Pocket 4P et à Insta360 et sa Luna Ultra (deux caméras qui veulent aussi élargir leur audience à davantage d’utilisateurs), GoPro apporte une réponse au fort pouvoir de séduction.


















