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« Folie » dans le port de La Rochelle après le sacre européen en rugby

Stade Rochelais : Une marée humaine dans le vieux port pour célébrer le sacre européen en rugby

EN JAUNE ET NOIRPlus de 35.000 supporteurs du Stade Rochelais ont célébré dimanche soir leurs rugbymen sur les quais de La Rochelle
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Un port en jaune et noir… Plus de 35.000 supporteurs du Stade Rochelais ont célébré dimanche soir leurs rugbymen paradant à bord d’un bus à impériale sur les quais de La Rochelle, au lendemain du titre européen conquis à Marseille.

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Lunettes de soleil sur les yeux, bières ou bouteilles d’eau – plus rares – à la main, les nouveaux champions d’Europe haranguaient la foule, sous les chants « Ici, ici c’est La Rochelle », du haut de la terrasse de leur bus.

« C’est magique, c’est irréel »

La ville n’avait pas connu une telle ferveur depuis la montée en Top 14 il y a huit ans, se souvient Mélanie Stégémane, 50 ans et supportrice des Maritimes « depuis l’enfance ». « En 2014, c’était la folie, mais là c’est le summum », lance-t-elle. « On a atteint ce qu’on cherchait depuis longtemps », dit-elle, avant qu’une dizaine hommes ne se jettent à l’eau, au son de Santiano d’Hugues Aufray craché dans les enceintes du port.

Après trois finales perdues depuis 2019, le Stade Rochelais, club centenaire sans titre majeur jusqu’ici, a, selon les mots de son troisième ligne historique Romain Sazy, « conjuré le sort » en battant le Leinster (24-21) par un essai arraché à la dernière minute samedi.

« C’est magique, c’est irréel », clame, les yeux mi-clos et la voix cassée par une nuit de fête, Olivier, un supporteur « là depuis vingt ans, quand les tribunes étaient encore en bois », avec trois exemplaires du journal L’Equipe sous le bras pour « aider à réaliser ».

« On n’est plus un club de losers »

Pour Olivier, « le déclic vient de [Ronan] O’Gara », le manageur irlandais nommé en juin 2019, qui « a amené la culture de la gagne » aux joueurs ainsi qu’au public, car « avant, en finale, on était déjà contents d’être là ».

« Psychologiquement c’est fini, on n’est plus un club de loseurs », résume, derrière un sourire, Amar Ouguerroudj, gérant du 404 Pub dans les ruelles derrière le port, qui « n’a pas eu une seconde pour souffler » la nuit passée pour servir ses clients.

Une nuit historique pour le club, mais pas pour ce tenancier : sur la quantité de bières écoulées, « un match de l’Euro de foot avec des touristes irlandais » représente « trois fois plus de ventes » car « le rugby ici, ça reste familial ».