ASSE-AJ Auxerre : Des « voyous » stéphanois envahissent le terrain et balancent des dizaines de fumigènes après le match

FOOTBALL Plusieurs dizaines de personnes ont envahi la pelouse du stade Geoffroy-Guichard et lancé de nombreux fumigènes en direction du terrain et d’une tribune, dimanche soir après la relégation de l’ASSE en Ligue 2 contre l’AJ Auxerre

Jérémy Laugier
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Des dizaines de fumigènes ont été balancés dans toutes les directions, juste après la fin de la séance de tirs au but condamnant l'ASSE.
Des dizaines de fumigènes ont été balancés dans toutes les directions, juste après la fin de la séance de tirs au but condamnant l'ASSE. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Au stade Geoffroy-Guichard,

Déjà électrique depuis le début de la soirée, le Chaudron s’est définitivement embrasé à 21h47, dimanche soir. Le capitaine auxerrois Birama Touré vient tout juste d’inscrire son tir au but décisif (1-1, 5-4 aux t.a.b.), synonyme de remontée en Ligue 1 pour l’AJA, et donc de relégation pour l’AS Saint-Etienne. Des dizaines de supporteurs stéphanois bondissent alors sur la pelouse et se mettent à balancer des fumigènes et des feux d’artifice de partout. Sur la pelouse tout comme dans la tribune Pierre-Faurand, où se situent notamment les dirigeants et le banc de touche du club, cette fin de barrage retour a viré au chaos total.

Les joueurs et le staff des deux camps ont alors sprinté en direction des vestiaires et n’ont pas été blessés. Le premier bilan de ces terribles incidents, pour l’ASSE comme pour le football français, au lendemain du fiasco de l’organisation de la finale de la Ligue des champions au Stade de France, fait état de « 19 blessés légers ». La préfecture de la Loire évoque ainsi ce dimanche soir « 2 blessés légers parmi les forces de l’ordre et 17 blessés légers parmi les supporteurs, dont 3 ont été conduits à l’hôpital pour contrôle ».


La préfète de la Loire Catherine Séguin parle dans ce communiqué de « voyous » et non de « supporteurs » pour qualifier les auteurs de ces débordements, qui ont entraîné l’importante utilisation de gaz lacrymogène dans le stade. Plus d’une heure après la fin de la rencontre, elle indique que 200 personnes « poursuivaient leurs exactions en dehors du stade ». La préfecture n’a pas communiqué sur un nombre d’interpellations, au bout d’une soirée extrêmement noire pour les Verts.