OM : Cédric Bakambu est-il la solution aux problèmes offensifs des Marseillais ?

FOOTBALL Le nouvel attaquant de l’Olympique de Marseille, Cédric Bakambu, pourrait amener un plus dans l’animation offensive, un peu en berne depuis la défaite au match aller contre Lens

Adrien Max
— 
Cédric Bakambu, le nouvel attaquant de l'OM.
Cédric Bakambu, le nouvel attaquant de l'OM. — NICOLAS TUCAT / AFP
  • L’Olympique de Marseille se déplace au RC Lens ce samedi (21 heures) pour la 22e journée de Ligue 1.
  • Le « droit au but » de l’OM est en difficulté cette saison, le club n’a que la 9e attaque du championnat.
  • Le nouvel attaquant Cédric Bakambu, de par sa mobilité et ses appels, pourrait apporter un plus à l’OM dans son animation offensive et son efficacité.

Un même effectif, un même coach, mais pas la même réussite offensive. L'Olympique de Marseille se déplace ce samedi à  Lens pour la 22e journée de  Ligue 1, club qui avait battu les Marseillais au match aller (3-2), le 26 septembre dernier. Un superbe match, débridé des deux côtés, qui a marqué aussi le changement de dogme de l’entraîneur de l’OM,  Jorge Sampaoli.

« Ce match était un apprentissage. […] Depuis le banc de touche j’ai compris que ça allait très mal, même si on a réussi à égaliser. Je savais qu’on allait perdre ce match, on est allé trop rapidement de l’avant en s’exposant à ce que l’adversaire fasse même chose. Ça nous a permis de consolider la stabilité de l’équipe, pour générer plus d’occasions. Maintenant on travaille sur ça », explique le coach argentin. Le revers, c’est que depuis ce revers, l’OM « a beaucoup le ballon mais l’efficacité est quelque chose qui nous manque », constate-t-il.

« Il va apporter de la mobilité devant »

Des difficultés offensives symbolisées par le nombre de buts inscrits par match par les Marseillais, qui tournaient à 1,9 but par match jusqu’à la 10e journée, contre 0,9 depuis. L’arrivée de Cédric Bakambu pourrait apporter des solutions à Jorge Sampaoli. « Mes qualités, ce sont la vitesse, le goût de la profondeur, la verticalité », a prévenu le joueur de 30 ans. Et c’est justement ce qu’il manque à l’OM.

 Il va apporter de la mobilité devant. C’est un joueur capable de jouer dos au but, de faire des appels. C’est un joueur de mouvement et de vitesse, c’est ce qu’il pourra apporter à l’OM », estime Eric Hely, son entraîneur à Sochaux.
 

Capable de jouer à la pointe de l’attaque, ou sur un côté, Cédric Bakambu pourra rendre de nombreux services. « J’ai discuté avec le coach aussi. Peu importe la position où il veut me faire jouer, le plus important c’est que l’équipe et moi, on performe. Après quatre ans en Chine, je voulais un challenge purement sportif », confiait-il lors de sa présentation.

Ses deux meilleures saisons avec deux attaquants

Il pourrait également permettre d’enfin élucider l’énigme Arkadiusz Milik, en difficulté cette saison, après six très bons premiers mois à Marseille. Le problème vient-il du buteur polonais, ou de l’animation offensive de l’OM ? Voire tout simplement l’aider à retrouver son efficacité, en les associant. Ses deux meilleures saisons, Cédric Bakambu les a réalisées au côté d’un deuxième attaquant, Soldado à Villarreal. « Bien sûr qu’il peut jouer à deux devant. A Sochaux, sa meilleure période, il l’a fait avec Giovanni Sio, il était au top pendant six mois », appuie Eric Hely.

« La première chose est qu’il retrouve sa forme car il n’a pas joué depuis septembre, annonce Sampaoli. Sa position dépendra de l’utilisation offensive que l’on donne à chaque match. Puis il doit voir notre style et à quel endroit il s’adapte le mieux, et ses relations avec les autres joueurs. Je peux le faire jouer avec un autre attaquant. Mais j’essaie de ne jamais faire de système au-dessus des joueurs, juste de mettre les meilleurs. »

« Normal qu’il y ait des doutes »

Le principal intéressé, s’estime, lui, opérationnel malgré de longs mois sans jouer : son dernier match remonte à novembre avec la République démocratique du Congo et à mai avec son ancien club chinois. « Je me suis entretenu. C’est normal qu’il y ait des doutes mais j’ai confiance en moi, je sais ce que je vaux. Je connais la L1, je sais que c’est le très haut niveau et que c’est un championnat difficile. », a-t-il prévenu.

Eric Hely ne doute pas une seconde de sa réussite du côté de Marseille. « Il a une mentalité de bon mec, il t’amène de l’enthousiasme au sein du club. Des échos que j’ai eus avec des gens qui le côtoyaient en Chine, c’était la même chose, il était top ». Des qualités qu’on espère voir dès samedi contre Lens, alors que Milik est moins bien et Dieng toujours à la CAN.