Droits TV : Coup de théâtre ! Canal+ ne veut plus diffuser la Ligue 1 après l'arrivée en force d'Amazon

FOOTBALL On est parti pour un nouveau feuilleton autour des droits télé de la Ligue 1

N.S. avec AFP

— 

Pour suivre la Ligue 1, il va encore falloir faire chauffer la carte bleue.
Pour suivre la Ligue 1, il va encore falloir faire chauffer la carte bleue. — Lionel Urman / Sipa

Vous êtes fan de tennis mais aussi de foot, vous avez pris Amazon Prime Vidéo pour suivre Roland-Garros, et vous pensiez résilier avant la fin de l’essai gratuit de 30 jours ? Son patron Jeff Bezos a un message pour vous. Le géant américain de la distribution a mis un pied et quatre orteils dans le football français. Mais ça ne plaît pas à tout le monde, surtout pas à Canal+.

La chaîne cryptée a publié un communiqué ce vendredi après-midi dans lequel elle « regrette la décision de la Ligue de football professionnel (LFP) de retenir aujourd’hui la proposition d’Amazon au détriment de celle de ses partenaires historiques Canal+ et beIN Sports. » Avant de conclure par un cinglant : « Canal+ ne diffusera donc pas la Ligue 1. »

Une arrivée tonitruante qui ne passe pas

Un peu plus tôt, le conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP) avait en effet décidé de partager entre Amazon et Canal+ la diffusion de la Ligue 1, avec un montant annuel de 663 millions d’euros pour les clubs jusqu’en 2024.

La chaîne cryptée française devait verser 332 millions chaque saison sur la période 2021-2024 pour diffuser deux affiches par journée. Amazon devait lâcher 250 millions annuels pour retransmettre les huit autres matchs et ajouter une rallonge pour se partager aussi la Ligue 2 avec beIN Sports.

beIN Sports grand perdant

La chaîne qatarienne, qui était en lice pour 80 % des matchs de Ligue 1 et 100 % des matchs de Ligue 2, est le grand perdant du jour, et, selon le choix du CA de la LFP, doit se contenter de deux matchs par journée de L2 (30 millions d'euros), le reste allant à Amazon pour 9 millions (plus le paiement des coûts de production, estimés à 25 millions). L’opérateur Free conserve lui le lot des extraits en « quasi-direct » pour 42 millions d’euros.

Au total, les clubs professionnels devaient toucher la moitié de ce qu’ils auraient dû obtenir au moment de l’irruption de Mediapro (1,2 milliard d’euros), diffuseur défaillant dont l’incursion en France a tourné au fiasco. Ce retour en arrière, proche des montants obtenus lors du cycle 2016-2020, avait toutefois des airs de soulagement pour le football français, très ébranlé par la pandémie de Covid-19. Avant ce nouveau coup de tonnerre signé Canal+.