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Strasbourg-FC Nantes : Les raisons de croire au maintien (ou au miracle) du FCN
FOOTBALL•A cinq journées de la fin, les Canaris (19es) sont à Strasbourg dimanche (15h)David Phelippeau
L'essentiel
- Nantes, qui joue à Strasbourg dimanche, est avant-dernier de L1 avec trois points de retard sur le 18e, Nîmes.
- Même si la formation de Kombouaré est sur une spirale ultra-négative, 20 Minutes a trouvé quelques motifs pour les supporteurs de croire au maintien.
Avant le 23 mai, et l’ultime journée de Ligue 1, les Canaris ne devraient pas passer par Lourdes. Deux déplacements, un à l’est (à Strasbourg dimanche) et un dans le nord-ouest (à Brest dans quinze jours), la réception de Bordeaux puis un déplacement en Bourgogne-Franche-Comté à Dijon et enfin la réception de Montpellier attendent le FC Nantes, 19e et avant dernier, avec trois points de retard sur le 18e Nîmes et quatre sur le 17e, Lorient. Est-ce encore possible de croire au maintien (ou au pire à la place de barragiste) pour le FCN, qui a gagné deux fois sur les 24 derniers matchs de Ligue 1 (!)? Eh bien oui… 20 Minutes a trouvé (de manière un peu malhonnête) des arguments en faveur d’un sauvetage in extremis.
Des concurrents directs qui n’avancent pas non plus
Le FC Nantes, qui avance au rythme d’un escargot avec notamment 13 matchs nuls en 33 journées (seul Reims fait pire avec 14 nuls), a la chance d’avoir deux adversaires directs au maintien pas vraiment plus fringants depuis deux mois. Lorient n’a arraché que trois victoires sur les douze dernières rencontres tandis que Nîmes a gagné quatre fois durant la même période. Les deux formations ont dépassé les Canaris sans jamais les larguer totalement… Un premier miracle quand on voit le parcours médiocre du FCN. Le milieu de terrain nantais Ludovic Blas disait même avant la réception de Lyon : « Mais ce n’est pas non plus un drame, on n’est pas non plus à six points de Nîmes [à trois points aujourd’hui]. Il faut voir le bon côté des choses, ça aurait pu être pire. »
Une équipe qui n’a pas (encore) abdiqué
Cet argument a gagné en crédit surtout au regard de la dernière prestation du FC Nantes. Certes, les Canaris ont perdu (1-2) contre Lyon, mais ils méritaient peut-être mieux. « Si on se bat comme ça, ça va passer », a même lâché le défenseur Nicolas Pallois à l’issue de la défaite dimanche. Le 4-4-2 ou 4-2-3-1, offensif au coup d’envoi de Kombouaré avec un milieu de terrain plus joueur (Chirivella-Louza), a semblé apporter plus de gages de fluidité dans le jeu. Et donner des idées au coach nantais, ? « C’est une indication [cette composition] pour le prochain match. Il faudra jouer pour les gagner. Nous, il nous faut des victoires maintenant. » Nicolas Pallois toujours après Lyon : « Personne n’a lâché et c’est le point positif. Il y a encore quelques semaines, on aurait lâché. Là, on a continué. »
Une fin de parcours (relativement) abordable
A part Montpellier (8e) lors de l’ultime journée, le FC Nantes ne va affronter aucune formation de la première partie de tableau. Il pourrait même défier des équipes (un poil) démobilisées. Strasbourg (14e) n’est plus très loin d’être en vacances. Brest (15e) et Bordeaux (16e) pourraient être quasiment maintenus quand ils affronteront Nantes. Dijon sera en L2 lorsque Nantes lui rendra visite. Et Montpellier pourrait bien jouer le dernier match à la Beaujoire sans avoir d’objectif majeur en jeu. « J’ai dit aux joueurs qu’on n’a plus d’excuses maintenant, estime Kombouaré. On va jouer les équipes de notre championnat. On va voir si on a le mental et la qualité pour accrocher des victoires. »
Antoine Kombouaré a déjà vécu ça avec Dijon
S’il n’accroche pas la 17e place, le FCN peut raisonnablement viser la 18e, celle de barragiste (matchs aller-retour contre une formation de L2) . Lors de l’exercice 2018-2019, Antoine Kombouaré était parvenu à maintenir Dijon dans l’élite par ce biais. e Kanak avait déclaré à l’époque : «Je n’aime pas le mot miracle car dans la vie, on a toujours ce qu’on mérite. Quand vous vous sauvez, c’est parce que vous avez fait ce qu’il faut. Mais on est passé par un trou de souris, par la toute petite porte.» Autre statistique intéressante : depuis la création en 2017 des barrages, seul un club de L1 (Lorient) ne s’en est pas sorti (2016-2017).



















