FC Nantes-OL : Et si cette nouvelle défaite était en fait motif d’espoirs pour les Canaris…

FOOTBALL Dimanche soir, le FCN, loin d’être ridicule dans le jeu, s’est incliné (1-2) à la Beaujoire contre Lyon (4e)

David Phelippeau

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Les Canaris sont 19es de Ligue 1 à cinq journées de la fin.
Les Canaris sont 19es de Ligue 1 à cinq journées de la fin. — LOIC VENANCE / AFP
  • Le FCN s’est à nouveau incliné (1-2) contre Lyon, dimanche soir, à la Beaujoire.
  • Les Canaris, qui ont montré de belles dispositions par séquences dans le jeu, restent englués à la 19e place de la Ligue 1.

Avec cette nouvelle défaite (la quinzième cette saison), tout n’est peut-être pas si noir. Dimanche soir, les Canaris (19es) n’ont pas su profiter des faux pas de leurs adversaires directs au maintien (Nîmes et Lorient) et ont été battus logiquement (1-2) par Lyon au stade de la Beaujoire. Pourtant, les Nantais n’ont jamais paru aussi volontaires dans le jeu. Leur prestation d’ensemble, bien qu’encore très brouillonne techniquement surtout dans les trente derniers mètres, a montré que les joueurs n’ont pas abdiqué.

« La combativité est là, a martelé Nicolas Pallois juste après le coup de sifflet final. A 2-0, il y a quelques semaines on aurait lâché. Si on répète ce match-là sur les cinq prochains, on va s’en sortir. On sait que c’est dur, mais ça fait 32 matchs que c’est dur. Si on se bat comme ça sur les prochains matchs, ça va passer. » Le défenseur central nantais a raison, on ne peut pas reprocher un manque d’envie, de combativité du FC Nantes sur cette défaite contre Lyon, mais les Canaris se heurtent toujours au même écueil : leurs lacunes techniques.

Des carences qui ne leur ont pas permis dans les nombreux temps forts contre le quatrième de L1 de se montrer plus incisifs et dangereux sur la cage d’Anthony Lopes. « On s’est créé des occasions mais on n’a pas assez frappé au but, a souligné toujours Pallois. C’est le seul regret ce soir. » Nantes a tourné autour du pot à l’image d’un manque de spontanéité criant de Kolo Muani, Simon ou encore Coulibaly en fin de première période. « On a fait une bonne première mi-temps, a observé le coach Antoine Kombouaré. On est rentrés aussi souvent que Lyon dans la surface adverse, mais on n’a jamais frappé et à l’arrivée il y a 2-0 contre nous. »

« On n’a plus de joker »

A ce moment-là, Nantes aurait pu plonger, couler à pic même. « Après, on a rectifié le tir, on a réussi à faire douter les Lyonnais », estime même Kombouaré. Lequel avait aligné un 4-4-2 plutôt offensif avec la surprise Coulibaly (blessé à une cheville) devant tout en apportant une touche plus technique avec Louza et Chirivella (Touré sur le banc) dans le rôle des rampes de lancement. « On est capables de jouer, on produit du jeu, veut positiver Kombouaré. Mais, on manque cruellement de confiance dans la finition. J’aimerais qu’on soit efficaces dans les deux surfaces. Depuis que je suis arrivé, on n’a jamais fait de clean sheet. Et devant on a beaucoup de mal à convertir les occasions. » Un constat qui revient comme une antienne toutes les semaines quasiment depuis août.

A cinq matchs de la fin (cinq comme le nombre de succès nantais cette saison), l’équation est simple pour le coach nantais. « On n’a plus de joker. Il ne faut pas se voiler la face, on avait des excuses en jouant Rennes et Lyon qui sont plus forts que nous, mais les cinq équipes qui viennent, on doit faire ce qu’il faut pour gagner, on n’a plus aucune excuse. » Et plus aucune marge de manœuvre.