FC Nantes-OL : Entreprenants mais (encore) perdants, les Canaris n’y arrivent pas

FOOTBALL Contre Lyon, dimanche soir, les Nantais ont livré une performance plutôt intéressante mais, à l’arrivée, ce sont encore eux qui repartent à vide

David Phelippeau

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Débrief express de Nantes-Lyon (1-2) — 20 Minutes

A La Beaujoire, David Phelippeau

Nantes a encore perdu, mais ne s’est sans doute pas incliné (pour la quinzième fois cette saison) lors de sa plus mauvaise prestation. Loin de là. Dimanche soir, à la Beaujoire, les Canaris ont été battus (1-2) par l’ Olympique Lyonnais​ (4e), qui s’accroche aux basques du trio de tête. A cinq journées de la fin, le FCN reste néanmoins 19e avec trois points de retard sur Nîmes.

Un dispositif tactique osé

On attendait un 5-3-2 comme à Rennes (défaite 1-0) ou lors de l’improbable succès à Paris (1-2). Antoine Kombouaré a pris tout le monde de court en alignant un 4-4-2 offensif et en laissant Touré sur le banc. Louza et Chirivella étaient placés dans l’entrejeu avec Simon et Kolo Muani sur les côtés. Devant, Blas était en soutien du revenant Coulibaly, plus titulaire depuis le 24 janvier et l’ère… Domenech. Offensivement, Nantes a semblé très à l’aise dans ce dispositif, beaucoup moins sur le plan défensif. En attestent les deux buts lyonnais, sur lesquels Lucas Paqueta a transpercé l’arrière-garde nantaise pour servir Depay pour l’ouverture du score (5e) et Toko Ekambi, fauché par Lafont dans la surface de réparation (37e, penalty transformé par Depay).

Un FCN étonnamment entreprenant

Cela faisait un moment qu’on n’avait pas vu autant de mouvements et autant de séquences construites chez les Canaris. Et ce dès le début de match. Mais, comme souvent, les hommes de Kombouaré ont manqué de justesse dans la dernière ou avant dernière passe, et ont eu une fâcheuse tendance à trop vouloir combiner jusque dans la surface de réparation au lieu de frapper… Un manque de spontanéité incarnée par Coulibaly (32e), Kolo Muani (43e) ou Simon dans le temps additionnel de la première mi-temps. Après la réduction de l’écart de Pallois (1-2, 60e), après une tête sur corner de Kolo Muani repoussée par Lopes, Nantes a même totalement éteint l’OL et conservé le ballon, sans se montrer assez tranchant. Lafont a pourtant failli offrir un but aux Gones sur une sortie ratée, mais sauvée sur la ligne par Fabio (70e).

Une situation comptable toujours aussi compliquée

Au coup d’envoi, les Canaris étaient au courant des résultats de leurs adversaires directs. Lorient avait perdu sur le fil à Marseille (3-2) et Nîmes avait concédé le nul (1-1) chez lui contre Strasbourg. Des résultats plutôt positifs dans l’optique du maintien. Pour autant, Nantes n’en a pas profité… En concédant ce nouveau revers, les Canaris restent 19es avec trois points de retard sur les Gardois et quatre sur les Merlus. A cinq journées du terme, tout reste possible et l’écart n’est évidemment pas rédhibitoire. Nantes devra désormais retrouver nécessairement (à un moment ou à un autre) le goût de la victoire à Strasbourg dimanche et ensuite à Brest pour espérer se maintenir ou au pire finir à la place de barragiste (18e).