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Lorient-FC Nantes : Indigents dans le jeu, les Canaris l’emportent au finish chez les Merlus
FOOTBALL•Le FC Nantes a gagné (0-2), ce dimanche, au Moustoir grâce à deux buts inscrits dans les dix dernières minutesDavid Phelippeau
L'essentiel
- Le FC Nantes s’est imposé (0-2) à Lorient, ce dimanche après-midi.
- Un succès construit dans la difficulté dans les dix dernières minutes du match.
- Bamba, puis Blas ont marqué et permettent à Nantes (et Gourcuff) de mieux respirer.
Certains imaginaient déjà Christian Gourcuff boucler la boucle de sa riche carrière sur une défaite à Lorient, le club de sa vie… Le clin d’œil du destin aurait été incroyablement cruel. Pendant la majeure partie de la rencontre, l’entraîneur nantais a peut-être songé à ça tant sa formation s’est montré laborieuse dans le jeu, et surtout inoffensive. Pourtant, en trois minutes, les Canaris ont pris définitivement les devants (0-2) et offert sans aucun doute un nouveau (long ?) répit à leur entraîneur. Deux coups de poignard nantais signés tout d’abord de Kader Bamba (80e), qui s’est un peu fait pardonner son penalty manqué il y a une semaine contre le PSG à la Beaujoire, bien décalé par Touré, puis un autre l’œuvre de Blas (83e), parfaitement servi dans la profondeur par Kolo Muani.
« Ce sont trois points qui font du bien à la tête, on peut savourer », a avoué au micro de Téléfoot, le capitaine Nicolas Pallois, très fébrile tout le match. Un succès qui ne doit pas dispenser les Canaris d’un certain sens de l’autocritique au vu des 80 premières minutes, et surtout de la première période, et compte tenu aussi de la faiblesse de l’adversaire du jour…
Lafont maintient le FCN à flot
« On est rentrés au vestiaire tête baissée… », a concédé encore Pallois. Il faut dire qu’entre un festival de mauvaises passes, une fébrilité inquiétante de l’arrière-garde et une incurie désarmante sur le plan technique, Nantes a vacillé quasiment tout le temps. Sans chuter, mais ça, il le doit à Alban Lafont – décisif à plusieurs reprises (29e, 40e) dans le but –, à la maladresse de Moffi (11e) et un brin de chance, surtout sur cette reprise de Marveaux heurtant le poteau de Lafont (71e). Devant, comme presque tous les week-ends, Kolo Muani s’est démené sur le front de l’attaque et a semblé bien esseulé. A tel point que le jeune attaquant s’est perdu dans des offensives en solo vouées souvent à l’échec.
« On avait besoin de points, c’est pris… », pouvait souffler Nicolas Pallois. Les Canaris se replacent à la 14e place de la Ligue 1 avec un match en moins (à Lens) et une petite dose de confiance supplémentaire.



















