TFC : Dirigeants, entraîneur et joueurs… A Toulouse, on fait la révolution en silence

FOOTBALL Tout est en train de changer au TFC, relégué en Ligue 2. Sauf la manière d’agir, loin de l’agitation médiatique

Nicolas Stival

— 

Lors de l'entraînement du TFC, le 29 juin 2020.
Lors de l'entraînement du TFC, le 29 juin 2020. — Nicolas Stival / 20 Minutes
  • Nouvelle division, nouvel entraîneur, nouveaux joueurs en attendant une nouvelle direction… Le TFC révolutionne un fonctionnement défaillant depuis de longues années.
  • Pourtant, le club ne laisse rien filtrer, fidèle à sa discrétion médiatique.

A peu près 20 Minutes pour prendre la température du « nouveau » TFC, relégué en Ligue 2 au terme d’une saison affreuse et raccourcie par le Covid-19. C’est le temps offert aux médias, lundi après-midi au centre technique du Stadium. Juste assez pour voir 25 joueurs courir et faire des jongles sous les ordres de Patrice Garande, le nouvel entraîneur débarqué avec son fidèle adjoint de l’époque caennaise Jean-Marie Huriez.

Le tandem succède au binôme Denis Zanko – Issou Dao, alors que le préparateur physique japonais Toru Ota a également quitté l’île du Ramier. Le corps médical a changé de têtes avec l’arrivée de Patrick Flament, qui a d’entrée dû se coltiner quatre cas de coronavirus. En revanche, Yves Bertucci (adjoint), Rudy Riou (en charge des gardiens) et Guillaume Ravé (préparateur physique), fidèles au poste, font figure de rescapés.

Pendant ce temps, dans les bureaux, la nouvelle gouvernance se met silencieusement en place. Le club et son très taiseux président Olivier Sadran ont bien indiqué vendredi dernier qu'ils lâchaient leur combat judiciaire au côté d’Amiens en vue d’un improbable maintien en Ligue 1. Mais ils n’ont toujours pas officialisé la vente de 85 % des parts à RedBird Capital Partners. Et le fonds d’investissement américain a choisi, pour l’heure, de ne pas communiquer, alors qu’il compte faire du TFC son point d’ancrage en Europe avant d’investir dans d’autres écuries du Vieux Continent.

Boisgard vers Lorient

Son représentant français (et futur président toulousain) Damien Comolli est déjà au boulot puisqu’il a reçu pour des entretiens les joueurs d’un effectif appelé à maigrir. Présents lundi, Gradel, Koulouris, Saïd, Amian, Sylla ou Boisgard (annoncé à Lorient par La Dépêche du Midi) ne seront pas tous au coup d’envoi de la première journée du championnat, le 22 août, alors que huit acteurs du catastrophique exercice 2019-2020 ont déjà pris la tangente.

Si elle va désormais s’appuyer sur des bases statistiques, le dada de RedBird et de Comolli, la cellule de recrutement menée par le « revenant » Jérôme Fougeron, de retour au bercail d’où il était parti en 2015, va essentiellement viser des joueurs habitués aux joutes de L2. Comme le gardien Maxime Dupé (27 ans), transféré de Nantes mais qui reste sur une saison aboutie à Clermont, dans l’antichambre de l’élite.

Ces grognards devront encadrer une jeunesse prometteuse, dont certains membres laissent toutefois déjà sourdre une certaine inquiétude quant à leur futur temps de jeu. Le même flou règne pour l’heure dans les bureaux. L’actuel coordinateur sportif Pantxi Sirieix, présent lundi au centre technique, devrait continuer. Mais le président délégué Jean-François Soucasse et le recruteur Dominique Arribagé, dans le collimateur des supporteurs, sont annoncés partants par le site LesViolets.com.