Arnaque aux sentiments ou au faux investissement : L’IA serait plus douée que les escrocs pour tromper les victimes
MENSONGE•Une récente étude tend à montrer que les chatbots seraient meilleurs que les humains en matière de manipulation émotionnelle des victimes ciblées par des auteurs d’arnaques aux sentiments et de fraude à l’investissement20 Minutes avec agence
L’IA pourrait remplacer de nombreux métiers, dont celui d’escroc du net. Certains chatbots basés sur l’intelligence artificielle seraient en effet meilleurs que les humains lorsqu’il s’agit de manipuler sentimentalement les victimes avant de leur dérober de l’argent, a montré une étude internationale relayée par Wired. De quoi suggérer la possibilité d’une transformation des escroqueries de type arnaque aux sentiments ou au faux investissement.
Pour établir ces résultats, des chercheurs de l’université Amrita Vishwa Vidyapeetham en Inde, de l’université Foscari de Venise (Italie), de l’université de Melbourne (Australie) et de l’université Ben Gourion du Néguev (Israël) ont demandé à 22 personnes de se prêter au jeu à leur insu. Pendant une semaine, elles ont discuté sans le savoir avec des chatbots ou des humains qui avaient pour mission de leur faire télécharger une application, ou de leur faire essayer un jeu en ligne.
L’IA inspire davantage confiance
Ce test a montré que les participants ont répondu favorablement à la demande dans la moitié des cas (46 %) lorsqu’elle était formulée par un chatbot, contre moins d’un cas sur cinq (18 %) lorsque la personne discutait avec un humain. Les notes attribuées aux participants indiquent même qu’ils faisaient significativement plus confiance au chatbot (3,78/5 de moyenne) qu’à l’humain (3,31/5 de moyenne). L’efficacité de l’intelligence artificielle démontrée dans ce contexte est d’autant plus grande que la vraie nature de l’interlocuteur est souvent restée secrète.
Dans cette expérience, c’est un agent issu du modèle Claude d’Anthropic qui a été utilisé. Malgré les tentatives des participants, l’agent ne leur a jamais révélé qu’il était une IA. Du reste, seul un sujet a su deviner de lui-même qu’il parlait à un algorithme. Cependant, lorsqu’il leur a été révélé que l’un des deux interlocuteurs était un chatbot, les participants ont pu identifier correctement l’interlocuteur dans 20 cas sur 22.
Une identité difficile à cacher
En marge des bons résultats de Claude, d’autres modèles d’IA testés ont quant à eux fini par révéler aux participants qu’ils étaient des intelligences artificielles. Les chercheurs ont malgré tout estimé que les chatbots pourraient remplacer les humains pour manipuler des victimes dans un futur proche.



















