VIDEO. Mercato OL: Les cinq souvenirs qui ont construit la légende de Nabil Fekir à Lyon

FOOTBALL Nabil Fekir, qui vient de s’engager dans la nuit de lundi à mardi avec le Betis Séville, restera un joueur majeur dans l’histoire de l’OL. « 20 Minutes » vous rappelle pourquoi avec cinq matchs mémorables

Jérémy Laugier

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Nabil Fekir vient de clôturer dans la nuit de lundi à mardi son histoire avec son club formateur.
Nabil Fekir vient de clôturer dans la nuit de lundi à mardi son histoire avec son club formateur. — LOIC VENANCE / AFP
  • C’est officiel depuis la nuit dernière: Nabil Fekir ne portera plus le maillot de l’OL, son club formateur, avec lequel il aura disputé 145 matchs de Ligue 1 (54 buts inscrits). Le milieu offensif des Bleus s’est engagé avec le Betis Séville, tout comme son frère Yassin.
  • A 26 ans et malgré une grave blessure au genou droit, en septembre 2015, « Nabilon » a vécu des moments très forts à Lyon.
  • 20 Minutes vous propose, vidéos à l’appui, les cinq plus grands souvenirs laissés par le talentueux Lyonnais dans sa ville.

Réduire « Nabilon » à cinq souvenirs avec l'OL est presque aussi galère que d’avoir un ordre de préférence pour les titres enchaînés par les Beatles dans les seize minutes de medley d’Abbey Road. Imaginez donc, on a dû faire passer à la trappe un lob du milieu de terrain (et du pied droit) contre Bordeaux (3-3 en août 2017), un buzzer beater de folie face à l’AS Monaco (3-2 en octobre 2017), un malicieux coup franc ayant foudroyé Alphonse Areola (2-1 en janvier 2018) ou encore un match XXL en Ligue des champions chez le Manchester City de Pep Guardiola en septembre dernier (1-2), couronné du célèbre « I recup the ball ». De sa première apparition officielle contre la Real Sociedad en août 2013 à son transfert au Betis Séville officialisé dans la nuit de lundi à mardi, Nabil Fekir, c’est un peu tout ça sous le maillot lyonnais.

Son récital à Montpellier (1-5), en mars 2015

La saison 2014-2015 est celle de l’éclatante éclosion de Nabil Fekir. Aux côtés d’un Alexandre Lacazette meilleur buteur de Ligue 1, il cumule 13 buts et neuf passes décisives en championnat. Porté par ce détonnant duo 100 % « formidable académie », l’OL (2e) titille comme jamais le PSG version QSI cette année-là. Si un match doit résumer le talent du meilleur espoir de L1 en 2015, c'est sans doute ce festival réalisé à la Mosson en mars 2015. Jugez plutôt : il s’est offert un doublé en prime sur Canal + avec au menu conduite de balle déroutante, une-deux d’école avec Yoann Gourcuff et frappe imparable.

Puis délicieux piqué devant Geoffrey Jourdren après un nouveau caviar de Yoann Gourcuff. « Nabilon » a tout fait au MHSC dans cette claque (1-5), pourtant en pleine tempête médiatique sur son choix de sélection, entre les Bleus et l’Algérie, avec aussi un penalty provoqué et un missile sur la transversale.

Son seul triplé chez les pros à Caen (0-4), en août 2015

Dès la reprise de la saison suivante, Nabil Fekir signe une masterpiece quasi-insolente à Caen (0-4). Dans cette 4e journée de Ligue 1 où l’OL est plutôt ballotté dans le jeu, il réalise trois numéros de soliste comme rarement vus dans notre championnat. Quelqu’un a-t-il d’ailleurs des nouvelles du latéral caennais de l’époque Chaker Alhadur, mystifié par les dribbles du néo-international sur son deuxième but ?

Six jours après ce mémorable triplé, le numéro 18 lyonnais subit avec les Bleus, au Portugal, une rupture des ligaments croisés du genou droit. Un coup d’arrêt terrible dans l’irrésistible ascension du Lyonnais qui donne une dimension encore plus forte à sa prestation de rêve à d’Ornano.

Son éclair contre la Roma (4-2), en mars 2017

On ne va pas se mentir, les saisons 2015-2016 et 2016-2017 sont poussives pour Nabil Fekir, qui n’entrevoit pas le bout du tunnel concernant son genou droit. Mais au cœur de cette période de méformes à répétition se dresse un 8e de finale de Ligue Europa de gala contre l’AS Roma. A 2-2 dans ce match passionnant au Parc OL, « Nabilon », devenu joker de luxe, entre en jeu à vingt minutes de la fin.

Sur l’un de ses premiers ballons, on retrouve toute la magie du meneur de jeu, capable d’un enchaînement de grande classe dans un micro-espace pour permettre à Lyon de prendre une option décisive sur la qualif' (3-2 puis 4-2 à l’aller).

Un maillot brandi pour un derby historique (0-5), en novembre 2017

C’est évidemment l’image la plus emblématique de Nabil Fekir à l’OL. Cette gueule de héros brandissant fièrement son maillot dans le Chaudron après avoir officialisé la plus grosse déroute du rival stéphanois lors d’un derby (0-5). Avec cette étonnante célébration pour un joueur si introverti, le capitaine lyonnais change de dimension auprès de ses supporters, se voyant dédier hommage décalé des virages puis immense tifo lors du match retour contre l’ASSE.

Son but hypra décisif face au Shakhtar (1-1), en décembre 2018

Si l’OL est sorti des poules de Ligue des champions pour la première fois depuis sept ans, il le doit en partie à son champion du monde. Auteur d’un vrai gros match au meilleur moment, sous la neige de Kiev, Nabil Fekir égalise face au Shakhtar d’un superbe coup de patte (1-1). Un bijou dans le grand froid synonyme de qualif' et d’une affiche des plus prestigieuses au Parc OL contre le grand Barça. Comme en 2016-2017, le milieu offensif retrouve la lumière, au cœur d’une terne saison, sur la scène européenne. There is a light that never goes out.