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Equipe de France: Le VAR fait sa star, Renard joue les n°9 et le public régale… Retour sur un mois de juin en bleu (2/2)
FOOTBALL•Retour sur les moments les plus marquants de l'aventure des Bleues en Coupe du mondeAymeric Le Gall
L'essentiel
- L'équipe de France à échoué en quart de finale de la Coupe du monde, après une défaite contre les Etats-Unis.
- Même si la fête à été trop courte à notre goût, on a quand même vécu de supers moments en suivant ce groupe du début à la fin.
- Voici le deuxième volet de ce coup d'oeil dans le rétro de l'équipe de France.
Et voilà, c’est déjà fini. On aurait bien aimé que l’aventure des Bleues se poursuive jusqu’au 7 juillet, que se prolonge encore un peu cette ivresse populaire, dans un pays qui a vibré comme pas permis durant près d’un mois. Mais il faut se faire une raison, après la gamelle contre les Etats-Unis vendredi soir, les Françaises ne verront pas Lyon.
Si l’aventure fut de courte durée, il s’est quand même passé plein de choses sympas, fortes ou marquantes durant cette compétition. On rembobine le temps de vous livrer le deuxième et dernier épisode de notre série souvenirs.
VAR partout, justice nulle part ?
On n’allait pas ouvrir l’album photo de ce Mondial sans glisser un petit mot sur le 12e homme de cette compétition : le VAR. Profession officielle : redresseur de tort. Profession officieuse : casse-bonbons/briseur d’émotions. A ce petit jeu, la France a été servie. C’est bien simple, il n’y a pas eu un match des Bleues sans que la vidéo ne ramène sa fraise au moins une fois. Parfois pour le meilleur (double péno contre la Norvège, but annulé pour le Brésil en 8e), plus souvent pour le pire (ciseau acrobatique de Mbock annulé contre la Corée, oubli d’un péno en fin de match face aux Etats-Unis). La technologie n’a jamais été aussi utilisée que lors de ce Mondial, les polémiques n’en finissent plus, mais à en croire Infantino et Colina, tout va bien dans le meilleur des mondes.
Quand l’adjoint de Diacre lâche le morceau
Bon sang que c’est bon de s’entendre dire qu’on a raison. Alors que pendant des mois, les Françaises nous avaient pris pour des « pimpinos » de la première heure, en répétant partout qu’elles n’avaient jamais eu à l’esprit ce quart de finale face aux Etats-Unis, les masques ont fini par tomber. A un moment où ne l’attendait plus, pour être honnête. Ce qui rend la chose encore plus délicieuse.
Si, jusqu’ici, les Bleues nous servaient du « on prend match après match » en veux-tu, en voilà, l’adjoint de Corinne Diacre a fini par lâcher le morceau lors de sa seule apparition en public : « Il faut être honnête, depuis décembre, tout le monde est obnubilé par ce quart de finale ». Bah voilà, ce n’était pourtant pas compliqué de le dire.
Le paradoxe Renard
A Lyon, c’est un roc défensif. Le genre de femme qu’on aime avoir devant soi quand on est gardienne de but. Mais en équipe de France, en tout cas durant cette Coupe du monde, Wendie Renard s’est montrée étonnamment fébrile, à l’image de ce but contre son camp surréaliste lors du second match contre la Norvège ou de sa relance moisie qui offrit l’égalisation aux Brésiliennes en huitième de finale. En revanche, la Martiniquaise s’est bien rattrapée sur le plan offensif. Mieux que ça, même, puisqu’elle termine meilleure buteuse de l’équipe de France dans la compétition avec quatre réalisations.
Quand on fait trois têtes de plus que tout le monde et qu’en plus on sait s’en servir sur coup de pied arrêté, ça aide. Face aux Etats-Unis, c’est encore Renard qui est venue redonner de l’espoir en inscrivant le but du 2-1 en fin de match. Elle aurait même voulu rester en attaque jusqu’au bout, mais Corinne Diacre a dit non : « C’est vrai que ça aurait été une solution, mais ce n’est pas moi qui décide, a-t-elle glissé après l’élimination. Tactiquement, on est passée à trois derrière et c’est vrai que ça aurait été une bonne opportunité de me laisser devant. Mais bon, ça n’a pas été décidé ainsi… »
Un Torrent de larmes (#JeanBlaguin)
Pour des gens aussi sensibles que nous, qui ont pleuré devant Pocahontas et qui s’émeuvent devant une vidéo de sauvetage de bébés canards coincés dans des égouts, ça nous a fait mal de voir l’immense tristesse qui se lisait sur le visage de Marion Torrent, vendredi soir. Alors que la plupart de ses coéquipières venaient de passer devant la presse la tête basse et sans un regard pour les scribouillards, la Montpelliéraine a su trouver la force pour venir dire nous quelques mots. Même si, finalement, il a suffi de voir ses larmes et d’entendre les trémolos dans sa voix pour mesurer l’ampleur du choc vécu par cette élimination face aux Etats-Unis.
Et enfin toi, public
On a gardé le meilleur pour la fin, le public et la passion qui l’a caractérisé pendant ce joli mois de juin. Du match d’ouverture, avec cette première Marseillaise à filer la chair de poule à un imberbe, jusqu’à l’explosion du Parc des Princes dans le dernier quart d’heure face aux Etats-Unis, les supporters français ont été extraordinaires de bout en bout. C’était un public différent de celui qui suit habituellement les Coupes du monde des hommes, mais il n’a pas eu à rougir de la comparaison. Avec énormément d’enfants en tribunes, les cris étaient certes plus aigus et nos tympans ont parfois sévèrement dégusté, mais on a vraiment vibré avec lui à chaque match des Bleues. Franchement, on remet ça quand vous voulez.



















