Montpellier: Mais qui sont ces basketteuses du BLMA en finale de l'Eurocoupe?

BASKET Les basketteuses de Lattes-Montpellier disputent ce mercredi (16h) la finale aller de l’Eurocoupe en Russie, à Orenbourg. Revue d’effectif sous le regard de la directrice sportive Edwige Lawson-Wade

Jerome Diesnis

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Les basketteuses du BLMA visent un premier titre européen. Cette ambition passe par un bon résultat ce mercredi à Orenbourg, aux frontières du Kazakhstan.
Les basketteuses du BLMA visent un premier titre européen. Cette ambition passe par un bon résultat ce mercredi à Orenbourg, aux frontières du Kazakhstan. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • Les basketteuses de Lattes-Montpellier disputent aux portes du Kazakhstan, à Orenbourg, face à Nadezdha la finale aller de l'Eurocoupe.
  • Dix joueuses et leur entraîneur blege sont en Russie pour relever le défi. 

Les basketteuses de Lattes-Montpellier disputent ce mercredi (16h heure française) la finale aller de l’Eurocoupe. Le retour aura lieu dans une semaine au Palais des sports de Lattes. Direction la Russie avec un déplacement aux portes du Kazakhstan, à Orenbourg, face à Nadezdha. Troisièmes de la saison régulière de la très relevée Superliga Russe et demi-finaliste des play-offs, les Russes sont un adversaire de choix pour le BLMA. Dix joueuses sont en Russie pour relever le défi. Dix joueuses présentées dans le détail par la directrice sportive du club, Edwige Lawson-Wade.

Edwige Lawson (au centre), aux côtés de son président Franck Manna.
Edwige Lawson (au centre), aux côtés de son président Franck Manna. - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

Romane Berniès (meneuse, 25 ans, 23 sélections)

Romane Berniès (BLMA) écoute les conseils de son coach Thibaut Petit
Romane Berniès (BLMA) écoute les conseils de son coach Thibaut Petit - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Notre leader, notre moteur. C’est une joueuse tout le temps à 200 %. Une vraie meneuse, sur et en dehors du terrain. Elle réunit toujours l’équipe, motive les filles. Elle a beaucoup de leadership. C’est une grosse défenseuse. Elle a beaucoup travaillé pour retrouver l’équipe de France et prouve aujourd’hui que ce retour est justifié en amenant le BLMA en finale d’une coupe d’Europe. Elle est dynamique, souriante et parle avec tout le monde au club. C’est une chouette fille. »

Alix Duchet (meneuse, 21 ans, 1 sélection)

Alix Duchet (BLMA)
Alix Duchet (BLMA) - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« La jeunesse et le talent, un peu notre étincelle qui arrive du banc. C’est une meneuse au profil un peu plus offensif que Romane, qui arrive à déjouer les défenses. Elle sait sortir du banc pour faire des éclats. Je m’attendais à ce qu’elle soit à ce niveau. C’est une très bonne joueuse, qui a malheureusement souvent été blessée. Elle était moins connue car elle jouait dans un club relégué [Nice], mais elle a déjà réalisé une grosse saison 2017-2018. Elle est plus introvertie, plus réservée que Romane. En dehors du terrain, elle est un peu indissociable de ses deux Huskys qu’elle adore. Elle est très nature. »

Sami Whitcomb (arrière, 30 ans, Australo-américaine, vice-championne du monde 2018)

Samantha Withcomb (BLMA)
Samantha Withcomb (BLMA) - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Notre scoreuse, notre leader offensive. Elle peut enflammer les matchs comme personne, mettre 30 points à tout moment. Les statistiques de la WNBA [où elle a remporté le titre en 2018] ont déterminé qu’elle avait le shoot le plus rapide au monde à trois points. Après la demi-finale contre Gérone, je discutais avec la capitaine Laia Palau qui me disait qu’elle l’avait trouvée incroyable. C’est notre recrue phare et une coéquipière modèle. Elle déploie beaucoup d’énergie, ne triche jamais. Le groupe l’a intégrée directement. Ces filles comprennent le sens du mot solidarité, ce qu’il faut faire pour gagner. »

Diandra Tchatchouang (ailière, 27 ans, 83 sélections)

Diandra Tchatchouang (BLMA)
Diandra Tchatchouang (BLMA) - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« La métronome de l’équipe par sa sagesse, son expérience. Une joueuse toujours concentrée sur les objectifs, toujours là pour l’équipe. C’est notre co-capitaine. Une leader qui peut tout faire. Elle défend énormément, fait des passes, des contres. On peut la décaler au poste 4, la décaler au poste 5… C’est la joueuse rêvée pour un coach. En dehors, elle est très gentille. Certains ont pu dire par le passé qu’elle était trop gentille, je ne suis pas d’accord avec ça. C’est quelqu’un de simple, de très agréable pour tout le monde : le président, les bénévoles, ses coéquipières, ses copines. »

Taylor Wurtz (arrière, 28 ans, Américaine)

Taylor Wurtz (à d.) et Helena Ciak en défense sous les couleurs du BLMA
Taylor Wurtz (à d.) et Helena Ciak en défense sous les couleurs du BLMA - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Le Graal de la coéquipière parfaite. Elle ne se plaint jamais. On peut lui donner n’importe quel rôle, elle ne dira rien. J’ai rarement vu une fille pareille. Elle est extraordinaire. C’est une acharnée du travail et une super shooteuse à 3 points. Elle défend dur. Elle a toujours le sourire, est toujours à fond. Les filles l‘adorent. Le coach lui donne des rôles toujours différents, en fonction de ses besoins. Cette situation pourrait être difficile à gérer, au lieu de cela, elle est hyper régulière. Même si elle a un peu moins d’expérience que Sami Whitcomb, elle s’est, elle aussi, immédiatement acclimatée dans le groupe. A les voir ensemble, j’ai l’impression que les filles se connaissent depuis la maternelle ! »

Ornella Bankolé (arrière, 21 ans, 0 sélection)

Ornella Bankole (BLMA)
Ornella Bankole (BLMA) - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« La révélation de l’année. Autant je m’attendais à voir Alix à ce niveau, autant je m’y attendais pas aussi vite pour Ornella. Elle s’est fait opérer la saison dernière du ligament croisé. Après huit mois d’arrêt, ce qu’elle réussit pour son retour sur les terrains est extraordinaire. Elle a un talent et un physique hors norme. Et la chance d’avoir un coach qui croit énormément en elle. Au point de la mettre dans le cinq majeur en demi-finale d’une Coupe d’Europe. Elle lui a donné raison en terminant MVP de cette rencontre ! Elle a la fougue, la folie, la jeunesse. C’est une fille très rigolote ».

Ana Dabovic (arrière, 29 ans, internationale serbe, championne d’Europe 2015)

Ana Dabovic (BLMA)
Ana Dabovic (BLMA) - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Notre cerise sur le gâteau. On avait déjà une équipe magnifique. Pour pallier aux blessures, on y a rajouté en cours de saison Ana. On voit à quel point cette fille est intelligente et talentueuse. Aux Etats-Unis, on dit de joueurs comme ça qu’ils sont “Ice in veins”. Ils ont de la glace dans les veines. Elle a été MVP du championnat d’Europe 2015, remporté par la Serbie. Elle a été médaillée olympique, connu les plus grands moments que peut offrir ce sport. Elle était un peu blessée, un peu fatiguée du basket, car elle jouait beaucoup entre les saisons aux Etats-Unis et en Europe. Mais elle avait envie de rejouer et on lui proposait une très bonne opportunité au BLMA pour retrouver les terrains. »

Endy Miyem (ailière forte, 30 ans, 194 sélections)

Endene Miyem
Endene Miyem - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Notre capitaine. LA joueuse sûre. Elle a disputé beaucoup de matchs blessée. Elle a un talent fou. Sur une jambe, elle marquait quand même entre dix et quinze points par match. Et entre 20 et 25 quand elle est en pleine forme. C’est la plus expérimentée du groupe. Elle a été très importante dans le vestiaire dans les moments difficiles cette saison, quand nous avons été submergées par les blessures. Elle a fait en sorte que l’équipe garde confiance et continue à avancer sur le bon chemin. Elle est très proche des autres internationales françaises notamment. Elle est toujours là pour des conseils. »

Helena Ciak (pivot, 29 ans, 89 sélections)

Helena Ciak (BLMA)
Helena Ciak (BLMA) - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Elle réalise une saison incroyable. Elle est dominante, que ce soit en championnat de France ou en Eurocoupe. Elle est devenue un vrai casse-tête pour les équipes adverses. Elle sait jouer de sa taille, alimente le score, prend les rebonds, donne des passes et fait jouer autour d’elle. Elle a besoin d’un vestiaire vivant. Elle nous apporte une grande joie de vivre, rigole beaucoup. C’est le genre de personnalité essentielle dans un groupe quand la fatigue commence à se faire sentir ».

Tina Trebec (pivot, 29 ans, internationale slovène)

Tina Trebec
Tina Trebec - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Longtemps blessée, elle était tout le temps debout sur le banc, à encourager ses équipières, à apporter son énergie. Elle était touchée au dos et ne connaissait pas la durée de son indisponibilité. C’était des moments difficiles. Et pourtant, même si ça n’a pas toujours été simple à vivre ; elle est restée très forte. Le plus important est d’être là pour la fin. Aujourd’hui, elle est à 100 %. Elle aime vivre, rigoler, sortir, à l’image de nos étrangères qui prennent du plaisir aux choses et s’ouvrent à la vie locale. C’est essentiel. »

Marielle Amant (pivot, 29 ans, 91 sélections)

Marielle Amant (BLMA)
Marielle Amant (BLMA) - The Agency / BLMA

« Elle est malheureusement blessée. C’est une joueuse toujours là pour le sale boulot. Elle fait les écrans, se bat en défense, en plus d’avoir un très bon shoot. En dehors, elle a un rôle très important. C’est souvent elle qui réunit les filles, les invite, fête leur anniversaire. Elle vaut de l’or. On l’attend avec impatience. On espère la revoir bientôt et pouvoir compter sur elle pour les phases finales du championnat de France. »

Thibaut Petit (entraîneur, Belge, 39 ans)

Thibaut Petit (BLMA)
Thibaut Petit (BLMA) - Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

« Il a une très bonne relation avec ses joueuses. Un juste milieu entre un côté très humain, un bon sens de l’humour, et beaucoup d’exigence. Il travaille énormément. C’est un coach intelligent. Il est entraîneur depuis ses 20 ans. Il vit pour le basket. C’est sa passion. Il a déjà remporté la Coupe de France avec Arras contre Bourges. Il veut absolument gagner, c’est un très mauvais perdant. Il est loin de sa famille cette année, mais il est prêt à d’énormes sacrifices pour sa carrière d’entraîneur. Les filles ont dû apprendre à le connaitre, il y a une belle alchimie avec elles. »