Christian Prudhomme lors de la 17e étape du Tour de France, le 25 juillet 2018.
Christian Prudhomme lors de la 17e étape du Tour de France, le 25 juillet 2018. — Christophe Ena/AP/SIPA

CYCLISME

Tour de France 2019: Un hommage à Merckx, et après? Le tracé dévoilé jeudi

Toujours un moment très attendu... 

C'est déjà le coup d'envoi de la prochaine saison de cyclisme: la carte officielle du Tour de France 2019, qui s'élancera le samedi 6 juillet de Bruxelles et fêtera le centenaire de l'emblématique maillot jaune, est dévoilée jeudi à Paris par son directeur Christian Prudhomme.

Le Grand Départ de Bruxelles, le deuxième de l'histoire, est tout sauf une coïncidence. La capitale de la Belgique est la ville d'Eddy Merckx, le plus grand champion de l'histoire du cyclisme qui est aussi le coureur ayant porté le plus souvent le maillot jaune.

Cinquante ans après le premier de ses cinq Tours victorieux en 1969, le «Cannibale» est honoré par les organisateurs de l'édition 2019. Tout comme les deux autres détenteurs vivants du record des victoires, Bernard Hinault et Miguel Indurain, qui poseront jeudi sur la scène parisienne avant que leurs successeurs, notamment les deux derniers vainqueurs en date (Chris Froome et Geraint Thomas), découvrent les difficultés qui les attendent lors de la prochaine édition.

Officiellement, le voile n'est levé que sur les deux premières étapes. Une première journée en boucle autour de Bruxelles passera par le mur de Grammont, longtemps un secteur-clé du Tour des Flandres désormais ignoré par les organisateurs de la classique belge. Après cette étape inaugurale promise aux sprinteurs, un contre-la-montre par équipes de 27 kilomètres entre le Palais Royal et le site de l'Atomium, au nord de la ville, attendra les concurrents de cette 106e édition.

La suite relève des rumeurs au gré des révélations de la presse quotidienne régionale et des réseaux sociaux. On peut s'attendre à ce que la course prenne la direction de l'Est, après une incursion en Champagne, pour une nouvelle arrivée à La Planche des Belles Filles, la station de la Haute-Saône qui accueillerait le Tour pour la quatrième arrivée depuis 2012 (Froome, Nibali et Aru vainqueurs).

Le Massif Central est également cité. La candidature de Brioude, la ville de Romain Bardet qui est le meilleur Français classé depuis 2015, mérite d'être récompensée dans une région qui offre de superbes panoramas et d'intéressants parcours de moyenne montagne, tout comme dans les proches monts du Beaujolais et du Forez (Saint-Etienne).

C'est toutefois dans les deux grands massifs, les Pyrénées et les Alpes, que les grimpeurs trouvent leur terrain d'expression. Une arrivée au sommet du Tourmalet, le col le plus souvent emprunté par le Tour ? L'expérience a déjà été tentée en 2010 (victoire d'Andy Schleck) mais la magie de la montagne, en contre-bas du Pic du Midi, opère toujours.

A la recherche des pentes raides

D'autant que le grand col pyrénéen est à jamais associé à l'aventure épique d'Eugène Christophe, qui avait parcouru 14 kilomètres à pied pour réparer lui-même à la forge du village sa fourche cassée, en 1913. Six ans ans plus tard, c'est le même Eugène Christophe qui endossait le premier maillot jaune de l'histoire. Un clin d'oeil au populaire «Vieux Gaulois» ne serait pas anodin en cette édition du centenaire de la tunique de leader.

Dans les Alpes, le menu devrait s'avérer copieux. Le Tour tutoierait les sommets puisqu'une arrivée à Val Thorens, au-delà des 2000 mètres d'altitude, est évoquée. Combien de cols ? Combien d'arrivées au sommet ? Combien de kilomètres contre-la-montre ? Les réponses seront apportées par Christian Prudhomme. Et on a hâte de les découvrir.