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Basket: Boris Diaw de nouveau en mode taulier à Levallois

Basket: Boris Diaw de nouveau en mode taulier à Levallois

PRO AAprès des débuts difficile à Levallois, il retrouve la forme...
Damien Gozioso

Damien Gozioso

L'essentiel

  • Boris Diaw vient d'être sélectionné pour le All-Star Game de Pro A.
  • Après une période d'adaptation, il bonifie le collectif des Levallois Metropolitans.
  • Avec les Bleus, l'ancien Palois guide la nouvelle génération, et chasse le record de sélections.

Ne vous avisez pas de parler de retraite à Boris Diaw. À 35 ans, avec l’envie d’un bizuth, il vient d’être retenu pour le All-Star Game de Pro A à la fin du mois de décembre. Il est loin le temps où, à 13 ans il débute le basket à Talence puis aux JSA de Bordeaux. Et pourtant donc, son retour en France se fait sans passer par la case Bordeaux, son aventure en tant que président des JSA (2010-2017) s’est terminée en début d’année avec beaucoup d’amertume.

« Peut-être qu’ils m’ont pris pour un con » avait-il raconté, mécontent de la gestion du club. Depuis deux mois c’est aux Metropolitans de Levallois que « Babac » s’éclate. « C’est très surprenant, j’imaginais le voir dans un grand club européen avec des ambitions en Euroligue », avoue Claude Bergeaud, aujourd’hui coach de Boulazac, qui a entraîné Diaw à Pau-Orthez (2000-2001), avec les Bleus (2003-2007).

Pas un joueur de stats

« En fait c’est mon fils au milieu de l’été qui m’a fait remarquer qu’Utah n’allait pas le garder, raconte Frédéric Fauthoux, son coach à Levallois et ami. Alors on s’est appelé et je lui ai dit que tant qu’il n’avait pas de club il était le bienvenu ». Les débuts ont tout de même été compliqués. Lui-même se savait capable de plus, l’adaptation à la Pro A a pris un peu de temps. « Je pense que ça a été plus compliqué pour ses coéquipiers que pour lui, estime George Eddy, consultant basket de Canal + qui suit Diaw depuis ses débuts. On sait qu’il n’a pas un jeu pour prendre le ballon et marquer 30 points par match, alors il a fallu que ça s’organise autour de lui, et le collectif s’est mis en route. »

Le réveil sonne finalement pour son 5e match : 23 points face au Mans et en suivant, ce panier à trois points de son propre camp pour arracher la victoire à Bourg-en-Bresse.

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Ses statistiques peuvent encore s’améliorer (en moyenne 13 points, 6 rebonds et 4 passes décisives) mais ce n’est pas le plus important à en croire Claude Bergeaud : « Un joueur comme lui, c’est vraiment rare et exceptionnel, on a dérouillé quand on l’a rencontré parce qu’il a été beaucoup plus impactant, mais il a aussi un vrai altruisme : s’il doit finir un match à zéro point mais qu’il a fait jouer les autres pour le meilleur, il le fait. »

Boris le grand frère

Et cet altruisme sert à Diaw aussi hors du parquet, dans son rôle de grand frère avec le reste de l’effectif de Levallois. Fred Fauthoux détaille : « Il arrive tous les matins avec le sourire, et puis Boris adore transmettre, il est dans l’échange et le conseil permanent avec les autres ». 15e de Pro A et dernier de sa poule en Eurocoupe, Levallois qui accueille d’ailleurs Kazan ce soir en Eurocoupe, compte sur Diaw pour aider l’équipe à grandir. « Il donne de la sérénité aux jeunes, juge George Eddy, c’est certain ».

Une influence qu’il garde toujours en équipe de France, retrouvée cet automne pour les qualifications au mondial de l’année prochaine. Bilan, deux victoires convaincantes. « Il facilite la transition entre la génération qui a déçu à l’Euro et la nouvelle, note George Eddy. On a senti l’équipe regroupée autour de lui avec franchement un bon basket ». Du haut de ses 243 sélections, il peut toujours espérer atteindre le record de d’Hervé Dubuisson (259).

« Il peut y arriver, il a une santé de fer ! Je ne pense pas qu’il en fasse un objectif, mais s’il l’atteint il en sera très fier parce qu’il va marquer l’histoire du basket » estime Claude Bergeaud. Lui assure ne pas y penser, d’autant qu’il espère bien retrouver une franchise NBA avant la fin de la saison. « Serai-je là en février pour la prochaine fenêtre ? Je ne peux rien assurer, à part qu’aujourd’hui je n’ai pas l’intention de ne pas venir. » Pour ceux qui doutaient de sa motivation, c’est clair.

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