Boris Diaw: «Dubuisson? J’ai toujours pensé que je n’arriverai pas à le rattraper»

INTERVIEW Boris Diaw est le dernier rescapé en Bleu de la génération de Tony Parker...

Propos recueillis par Medhi Casaurang-Vergez, avec William Pereira

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Boris Diaw, contre la Pologne
Boris Diaw, contre la Pologne — Matti Matikainen/Newspix2/SIPA

Boris Diaw a 35 ans et toutes ses dents. Mais pas que. Un titre en NBA, un Eurobasket en 2013, plus de 230 sélections en Bleu et 13 années passées dans le meilleur championnat du monde. Même sur le déclin, il continue d’être l’un des éléments majeurs de l’équipe de France qui roule actuellement sa bosse sur les parquets de l’Eurobasket. Pour combien de temps, encore ? Dernier rescapé de l’ancienne génération après le départ de l’illustre Tony Parker, et bien qu’on ne soit pas pressé de le voir raccrocher, le « grand frère » sait que le meilleur est derrière lui. 20 Minutes a donc fait le bilan, discuté d’un éventuel retour en Europe et même de l’après-basket avec l’ailier fort.

Plus de 230 sélections, troisième joueur le plus capé de l’histoire des bleus derrière Hervé Dubuisson (259) et Jacques Cachemire (250). C’est pas mal non ?

[Il sourit] J’ai toujours pensé que je n’arriverai jamais à la rattraper, ça fait tellement de matchs vous savez…

Avec le départ d’anciens tauliers et notamment Tony Parker, on parle de vous comme du grand frère de cette équipe de France. Votre place a changé dans ce groupe ?

Non, pas vraiment. Mon poste reste le même. C’est la loi du terrain qui dicte la façon dont on va jouer et l’efficacité qu’aura chaque joueur. Je dois faire en sorte que tout se passe bien pour les joueurs, que ce soit sur ou en dehors du parquet.

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A quel point le fait d’être « agent libre » (sans contrat NBA) a-t-il impacté votre approche de l’Euro ? C’est quelque chose qui vous tracasse, qui occupe votre esprit ?

Non, non ça ne change rien pour moi, ce sont deux choses complètement distinctes. Le fait de ne pas avoir de club ne change rien à mon travail en équipe de France. Je suis juste dans l’attente.

« Je garderai bien sûr un pied dans le basket après ma retraite je pense, parce que c’est un milieu que j’aime beaucoup. »

Vous n’excluez pas un retour en Europe. A choisir, dans quel club préféreriez-vous signer ?

Je ne me suis pas encore penché dessus. La piste NBA reste bien entendue ouverte. Il y a quelques discussions avec certaines équipes, mais rien de concret pour l’instant. Concernant l’Europe, la priorité serait une équipe et une ville qui me plaisent, ça serait plus pour l’expérience de vie dans une ville en particulier, sans oublier l’enjeu sportif.

Vous avez posté une photo sur Instagram d’un programme d’études en économie à Milan. En quoi cela consistait et est-ce un indice pour une future reconversion ?

C’est toujours bien d’apprendre des choses, et de progresser dans tous les domaines. C’était un séminaire de trois jours, organisé par le syndicat des joueurs NBA. Ça a été un séjour très intéressant, qui nous a permis d’apprendre pas mal de choses sur le marketing de la NBA, et le global marketing au niveau mondial.

Vous vous voyez bien faire une carrière dans le coaching ou comme président d’un club ?

(Il rit) Non ! Être président d’un club, c’est trop de responsabilité.

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S’investir personnellement dans la gestion d’un club est-il susceptible de se reproduire après votre expérience avec les JSA de Bordeaux [club qu’il a présidé de 2010 à 2017] ?

Non, ce n’est pas prévu. Je garderai bien sûr un pied dans le basket après ma retraite je pense, parce que c’est un milieu que j’aime beaucoup. Mais sans avoir de rôle opérationnel majeur.