Canon PowerShot V10 : Pourquoi ce petit appareil est bien meilleur qu’un smartphone
POCKET CAM•« 20 Minutes » a pu tester le PowerShot V10 de Canon qui pourrait bien être le petit appareil idéal pour l’étéChristophe Séfrin
L'essentiel
- Avec son PowerShot V10, Canon creuse le sillon des pocketcams dotées d’une meilleure qualité d’image que celle d’un smartphone.
- Vendu 449 euros, l’appareil, d’une simplicité d’usage béotienne, ne manque pas d’atouts, et tient ses promesses de qualité grâce à son capteur au format « un pouce ».
- Malgré quelques lacunes, comme son absence d’étanchéité, le V10 s’avère plus que recommandable pour les vidéos familiales, mais aussi pour le vlog, un phénomène en pleine expansion.
Canon, ce récidiviste. Avec son nouveau PowerShot V10, le constructeur japonais continue à creuser son sillon dans l’univers des mini-caméras de poche, entamé en 2014 avec sa Legria mini. S’adressant hier à des geeks, ce type d’appareil trouve aujourd’hui une vraie légitimité avec le phénomène du vlogging, et des créateurs de contenus qui ne cesse de se développer. Mais comme l’a constaté 20 Minutes durant son test, le V10 peut aussi s’adresser à tous ceux qui souhaitent simplement réaliser de bien meilleures images qu’avec un smartphone.
Un simple déclencheur façade
Au pied d’un monument, devant un coucher de soleil, en pleine rando, ou simplement pour partager les images d’un dîner en amoureux en terrasse : le PowerShot V10, de Canon est l’appareil que l’on a envie de dégainer pour se filmer cet été. Au format pocket (63,4 x 90 x 34,3 mm, pour 211 grammes), cette mini-caméra se distingue des classiques appareils photo vidéo dédiés au vlogging, tels les ZV-1 de Sony ou Z 30, de Nikon. Disposant d’un écran LCD basculant de 2 pouces (460.000 points), l’appareil qui offre une excellente préhension grâce à son revêtement texturé, dispose d’un gros bouton rouge en façade, son déclencheur. Un simple appui et l’on peut se filmer horizontalement ou verticalement en soignant son cadre sur l’écran déployé face à soi.
Un capteur au format un pouce qui fait toute la différence
Bien sûr, de nombreux réglages sont permis, accessibles à l’aide que quelques boutons (au format un peu riquiqui à notre goût !) disposés à l’arrière du V10, mais aussi des menus que l’on peut faire défiler à l’écran. Les « canonistes » ne s’y perdront pas. Canon pris soin de reprendre ici son habituelle interface. En Full HD jusqu’à 60 images par seconde, ou en 4K, jusqu’à 30 i/s, les vidéos produites par le PowerShot V10 sont tout simplement excellentes.
Une raison à cela : la caméra embarque un capteur au format un pouce (avec une focale équivalente à 19 mm, f/2.8). Soit une surface de 12,80 x 9,60 mm. Le double de celle d’un capteur d’iPhone, par exemple (6,17 x 4,55 mm). On est encore loin du plein format, mais qui dit capteur élargit, dit forcément davantage d’informations emmagasinées. D’où des images de bien meilleure qualité. Il n’y a pas photo (ou plutôt si !) : la comparaison avec un smartphone plaide définitivement en faveur de la caméra Canon. Cela se voit aussi en basse lumière où le V10 fournit des images pratiquement sans bruit (sans petits pixels apparents). Signalons également une plutôt bonne stabilisation numérique : si vous marchez en vous filmant, l’appareil sait compenser les bougers du poignet. L’autofocus avec suivi du sujet est, dans ce cas, d’une aide précieuse pour garder un visage toujours net dans une scène en mouvement.
Une ergonomie pensée pour tout filmer
Et le V10 dispose d’une petite béquille articulée qui lui permet d’être posé pour filmer vers le haut ou vers le bas. Pratique pour l’utiliser comme Webcam, par exemple (en le branchant en USB-C à un ordinateur), ou pour réaliser un tuto en filmant la confection d’un plat, la création d’un objet… Dommage que cette béquille ne soit pertinente qu’en filmant au format paysage. Rien n’est prévu pour maintenir l’appareil sur un meuble si l’on veut filmer au format vertical. Pareillement, si le V10 dispose d’un pas de vis, bienvenu pour le fixer sur un trépied, cela ne permettra de l’utiliser qu’au format horizontal et non vertical. Les fans de Tik Tok le regretteront sans doute.
Epaulé par deux micros stéréo placés sur sa partie supérieure, le V10 enregistre également du bon son. Il est même possible d’y greffer deux petites bonnettes anti-vent, toujours recommandables lorsque l’on se filme en extérieur, comme sur une plage. Et pour aller plus loin, une prise micro est également embarquée.
Partage sans attente sur les réseaux sociaux
Bluetooth et Wifi, la PowerShot V10 peut fonctionner de concert avec l’application CameraConnect de Canon. Simple, plutôt efficace, celle-ci permet évidemment de déclencher l’appareil à distance, mais surtout d’importer en un rien de temps les photos et vidéos capturées dans son smartphone. Le partage sur les réseaux est ici franchement facile. C’est aussi grâce à cette application qu’il sera possible de livestreamer depuis le V10 en s’adressant à sa communauté sur YouTube, Facebook et Tik Tok. Mais pas sur Instagram.
Petits regrets : le PowerShot V10 ne dispose pas de batterie interchangeable. Un mauvais point (d’un point de vue environnemental, également), d’autant que son autonomie reste étriquée : jusqu’à 55 minutes de capture vidéo en 4K. Mais son temps de charge demeure acceptable : deux heures environ. Autre bémol ; le V10 ne profite d’aucune étanchéité. Il conviendra donc de l’utiliser avec précaution. A défaut, un caisson étanche aurait été le bienvenu.
Si l’on est loin d’une caméra GoPro, ce PowerShot V10 séduit incontestablement par son approche hypersimplifiée de la prise de vue, sa qualité d’image et même par son prix. Si Canon le destine sans doute prioritairement aux créateurs de contenu, ce peut-être un appareil extrêmement pratique pour une famille qui, sans dépenser trop, veut prétendre à de très belles images. A 449 euros, il est environ 100 euros moins cher qu’un appareil photo hybride orienté vlogging.



















