Des taxis autonomes à l’essai aux Émirats arabes unis pour des transports plus sûrs et moins polluants

VOITURE AUTONOME Les véhicules se déplacent entre neuf endroits prédéterminés sur l’île de Yas à Abou Dabi avec des agents de sécurité comme « conducteur »

David Manfredini pour 20 Minutes
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Les Émirats arabes unis testent des taxis autonomes sur leurs routes
Les Émirats arabes unis testent des taxis autonomes sur leurs routes — Geeko

Les Émirats arabes unis testent actuellement l’utilisation de taxis autonomes à Abou Dabi, plus précisément sur l’île de Yas. Ces  taxis autonomes, tout comme des taxis normaux, s’arrêtent sur le trottoir pour prendre des passagers. La différence est qu’ici, ce n’est pas le chauffeur qui pilote, mais la voiture.

Équipés de capteurs sur leur toit, ces taxis sont capables de se déplacer entre 9 lieux prédéterminés. Comme il s’agit encore de test, un agent de sécurité est toujours présent à la place du chauffeur, afin de pouvoir réagir en cas de problème.

Les Émirats arabes unis testent des taxis autonomes sur leurs routes
Les Émirats arabes unis testent des taxis autonomes sur leurs routes - Geeko

Des capteurs sont situés sur le toit des véhicules. © AFP

Pour l’instant, quatre véhicules autonomes sont testés. Dénommés « TXAI », deux de ces taxis sont électriques tandis que les deux autres sont hybrides. Les tests sont organisés par l’entreprise Bayanat, une filiale de la société Group 42, spécialisée dans l’intelligence artificielle.

Les clients peuvent faire appel aux services de ces TXAI en utilisant une application. « Ces derniers jours, la plupart de nos clients ont commandé des taxis devant les centres commerciaux ou des hôtels », détaille à l’AFP Moustapha, un des « chauffeurs » de ces taxis autonomes.

25 % de véhicules autonomes d’ici 2030

Avec ces tests, les Émirats arabes unis souhaitent renforcer la présence des véhicules autonomes sur leur territoire. Si la première phase d’essai se conclut de manière positive, une seconde sera organisée avec cette fois une dizaine de véhicules.

Il faudra toutefois probablement attendre plusieurs années avant que les véhicules autonomes puissent circuler librement aux Émirats arabes unis sans aucune intervention humaine, car les véhicules autonomes se heurtent à des obstacles techniques et juridiques considérables. Pour l’instant, il n’y a encore aucune législation aux Émirats arabes unis concernant les véhicules autonomes, bien qu’une licence temporaire ait été approuvée le mois dernier pour tester ces véhicules sur les routes.

D’ici 2030, Abou Dabi ambitionne d’atteindre un total de 25 % du total des transports effectués avec des véhicules autonomes. L’émirat estime que cela devrait permettre de réduire les frais liés aux accidents et à la pollution.