Harcèlement sexuel : Un nouveau licenciement chez Ubisoft

JEUX VIDEO Ubisoft confirme ce vendredi avoir mis fin au contrat le liant à Ashraf Ismail qui travaillait au studio de Montréal

20 Minutes avec AFP
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Le siège d'Ubisoft à Montréal (Canada).
Le siège d'Ubisoft à Montréal (Canada). — Eric THOMAS / AFP

La série de licenciement chez Ubisoft se poursuit. Cette fois-ci, c’est au tour du directeur créatif Ashraf Ismail de perdre son poste. Il était à la tête du studio qui a réalisé le prochain titre de l’éditeur de jeux vidéo, Assassin’s Creed Valhalla, dont la commercialisation -très attendue- est fixée au 17 novembre.

Ashraf Ismail est accusé par une salariée d’avoir menti sur sa situation maritale et d’avoir profité de son statut pour avoir des relations extraconjugales. Courant juin, il avait annoncé prendre du recul. Dans un tweet, il se disait « profondément désolé pour tous ceux qui ont été blessés ».

Ubisoft a confirmé à l’AFP le licenciement du directeur créatif après une enquête interne, sans préciser si cette enquête était liée aux accusations de la salariée.

Ashraf Ismail avait rejoint le studio d’Ubisoft à Montréal (Canada) en 2011. Il avait déjà assuré la direction créative de deux titres précédents de la série Assassin’s Creed : Black Flag, sorti en 2013 et Origins, qui date de 2017.

La chasse aux « comportements toxiques »

Depuis l’émergence des premiers témoignages fin juin, plusieurs dirigeants du groupe Ubisoft ont été poussés vers la sortie ou ont démissionné. Parmi eux, le numéro 2 du groupe, Serge Hascoët, qui a quitté mi-juillet son poste de responsable de la création.

Le chef du studio de Montréal, le vice-président en charge du service éditorial ainsi que la directrice des ressources humaines du groupe ont également quitté l’entreprise.

« Ubisoft n’a pas été en mesure de garantir à ses collaborateurs un environnement de travail sûr et inclusif », avait regretté Yves Guillemot, le dirigeant cité dans le communiqué annonçant leur départ. « Ce n’est pas acceptable. Tout comportement toxique est en opposition totale avec les valeurs avec lesquelles je n’ai jamais transigé et avec lesquelles je ne transigerai pas », avait-il affirmé.

L’entreprise Ubisoft compte 18.000 salariés dans le monde dont 22 % de femmes. Elle a lancé plusieurs enquêtes internes depuis les premières révélations publiées par Libération et le site Numerama et a entamé la restructuration de son service de ressources humaines, accusé d’avoir couvert certains comportements toxiques.