Harcèlements: Départs du numéro 2 et de la DRH d’Ubisoft

AGRESSIONS SEXUELLES L’éditeur français de jeux vidéo français va « restructurer et renforcer la fonction » ressources humaines à la suite des témoignages d’employés ou d’ex-employés

20 Minutes avec AFP

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Le logo de l'éditeur Ubisoft (illustration).
Le logo de l'éditeur Ubisoft (illustration). — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

D’importantes têtes commencent à tomber chez Ubisoft. L’éditeur de jeux vidéo français, dont des cadres sont accusés d’agressions et de harcèlement sexuel, a annoncé ce dimanche le départ de plusieurs hauts responsables, dont son numéro deux et sa directrice des ressources humaines.

Départ du chef des studios canadiens

En faisant le ménage aussi haut, l’éditeur a voulu montrer qu’il était déterminé à « mettre en œuvre des changements majeurs dans sa culture d’entreprise » et qu’il prenait à bras-le-corps le problème. Ces départs, qui concernent également le chef des studios canadiens d’Ubisoft Yannis Mallat, font en effet « suite à un examen rigoureux que la société a mené en réponse aux récentes allégations et accusations de mauvaise conduite et de comportements inappropriés ».

Dans les faits donc, le numéro deux de l’entreprise « Serge Hascoët a choisi de démissionner de son poste de Chief creative officer, avec effet immédiat. Ce rôle sera assumé dans l’intérim par Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft », a souligné l’entreprise, qui avait annoncé le 26 juin enquêter sur des allégations de violence et de harcèlement visant des cadres dans plusieurs pays. « Ubisoft n’a pas été en mesure de garantir à ses collaborateurs un environnement de travail sûr et inclusif », a par ailleurs regretté Yves Guillemot.

Quelque 18.000 salariés dans le monde

Le PDG « supervisera personnellement une refonte complète du mode de collaboration des équipes créatives », a promis Ubisoft, qui parmi ses franchises à succès, compte les séries Assassin’s Creed, Far Cry, Rayman ou encore The Crew. L’entreprise, qui compte 18.000 salariés dans le monde, « a également décidé de restructurer et renforcer la fonction » ressources humaines et va faire « auditer et améliorer ses procédures et politiques » en la matière.