Smartphone: 40 % des ados estiment que leurs parents sont accros au portable

INQUIÉTUDE Les parents sont d'ailleurs plus nombreux que les ados à considérer qu'ils passent trop de temps sur leur téléphone portable

20 Minutes avec agence

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Un jeune enfant devant un téléphone portable. Illustration
Un jeune enfant devant un téléphone portable. Illustration — Ongchinnon / Pixabay / Creative Commons.

L’addiction des ados à leur smartphone peut être un sujet d’inquiétude pour les parents, mais l’inverse est aussi vrai. Quatre jeunes sur dix indiquent en effet avoir peur que leur père ou leur mère ne soit devenu accro à son téléphone portable. Quant aux parents, ils sont sept sur dix à estimer que leur enfant utilise trop son smartphone, selon une étude de Common Sense Media relayée par Slate. Et ils sont un peu moins nombreux – six sur dix – à redouter l’apparition d’une addiction chez leur enfant.

L’organisation américaine a interrogé 500 duos parent-enfant, qu’ils ont interrogés séparément sur leur rapport au portable en 2019. 39 % des adolescents pensent ainsi passer trop de temps sur leur téléphone. Un pourcentage en baisse de 22 points par rapport à 2016. Du côté des aînés, 52 % des sondés reconnaissent une utilisation excessive, soit un chiffre quasiment multiplié par deux en trois ans. Quant au sentiment de souffrir d’une addiction, il est en hausse chez les parents et en baisse chez leurs enfants.

Un « gap » générationnel

Pourtant, les réponses à d’autres questions montrent qu’adultes et ados consultent leurs téléphones à des fréquences similaires. Alors, pourquoi un ressenti aussi différent ? « Les parents intériorisent sans doute la couverture médiatique généralisée des répercussions de l’utilisation des smartphones », analyse Michael Robb, auteur de l’étude, dans le New York Times.

« Les enfants, par contre, souffrent peut-être d’une normalisation », ajoute le spécialiste, détaillant la différence générationnelle. En effet, « de moins en moins d’adolescents se souviennent d’une époque où ces dispositifs n’étaient pas omniprésents ».