Streetwear : De vieux vêtements et des déchets électroniques recyclés en paires d’escarpins
mode durable•Une jeune créatrice britannique se sert de câbles USB, d’écouteurs ou de vêtements usés pour en faire des chaussures upcyclées20 Minutes avec agences
«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Cette phrase prend tout son sens quand la jeune créatrice britannico-nigériane Tega Akinola commence à s’amuser à transformer des câbles électroniques défaillants en une paire d’escarpins. D’un jeu, une passion car depuis l’artiste s’est spécialisée dans l’upcycling streetwear, revalorisant toutes sortes de déchets en vêtements ultra-désirables.
Des sandales et des sneakers à partir de rien
Qui n’a pas chez lui cette fameuse boîte remplie de câbles inutilisables ? Des câbles USB, des écouteurs, des câbles ethernet, ou même des câbles de chargement : ces déchets électroniques qui s’accumulent et polluent plus qu’ils ne servent au quotidien peuvent aujourd’hui s’offrir une seconde vie. Tega Akinola a décidé de s’attaquer à ces câbles qui trônent le plus souvent au fond des placards et les métamorphosant en chaussures. Sandales, stilettos, sneakers… Tout y passe, prouvant que l’on peut créer du neuf et même des œuvres d’art à partir de rien.
« Lorsque j’ai commencé, mon objectif n’était pas de me dire que j’allais essayer d’être durable. C’était juste l’idée d’acheter des objets d’occasion et de leur redonner un coup de neuf. Lorsque j’ai compris que je pouvais contribuer à inspirer les gens à être plus conscients de ce qu’ils achètent et de la raison pour laquelle ils l’achètent, j’ai commencé à affiner un peu plus cette idée », a expliqué Tega Akinola au magazine Vogue UK. Le succès est tel que la jeune artiste et créatrice a été mise en lumière lors de l’exposition « Sneakers Unboxed : Studio to Street » au Design Museum de Londres, au cours de l’année 2021, avec l’une de ses œuvres upcyclée.
Des câbles mais aussi des chaussettes
Depuis la jeune femme s’est diversifiée, et se concentre autant sur les déchets que sur les vêtements usagés. Ce qui n’était qu’un loisir pendant le confinement s’est rapidement transformé en un business, avec l’aide et le soutien d’APOC Store qui a notamment vendu certaines de ses créations en édition limitée. Des stilettos conçus à partir de chaussettes, des escarpins réalisés à partir de vieux sacs de sport, et des sacs à main ultra trendy imaginés à partir de vieilles polaires… La jeune femme ne se bride pas, et n’hésite pas à métamorphoser tout ce qu’elle trouve ou presque en vêtements et accessoires.


















