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Stéphane Rotenberg, sa vie au resto quand il ne présente pas « Top Chef »
RESTAURATION•L'animateur de télévision raconte à « 20 Minutes » en quoi consiste son deuxième métierStéphane Leblanc
L'essentiel
- Stéphane Rotenberg s'est lancé dans l'aventure de la restauration en investissant dans les Bistrots Pas Parisiens.
- Il est devenu l'incarnation de cette chaîne de restaurants qui mise sur la qualité des produits, des prix raisonnables et des emplacements au delà du périphériques.
- Le présentateur de « Top Chef » se voit comme une « tête de gondole », utile pour pour négocier des emplacements ou débloquer une situation auprès de collectivités locales.
Au resto, c’est lui qui reçoit. Stéphane Rotenberg, présentateur de « Top Chef » depuis la toute première émission, s’habitue peu à peu à son nouveau métier : « Je suis aussi restaurateur, confie-t-il à 20 Minutes, Oui on peut dire ça. Ou bistrotier, comme vous voulez. »
Au début, sur le conseil de Norbert Tarayre, ex-candidat ayant contribué au lancement des Bistrots Pas Parisiens, il avait simplement investi une partie de ses économies dans cette entreprise qui promettait d'ouvrir de bons restos de l’autre côté du périphérique.
Mais depuis le lancement de Top Chef le bistrot l’an dernier à Suresnes, et surtout le départ de Norbert au Prince de Galles, Stéphane Rotenberg monte plus souvent au font, au point d’être devenu aujourd’hui l’incarnation de cette chaîne de restaurants qui a su trouver la bonne recette.
35 euros le menu
« On veut que les gens en aient pour leur argent, et qu’ils passent un bon moment, souligne le présentateur de Top Chef. Pour cela, il faut miser sur la qualité des produits, assurer des volumes (140 ou 150 couverts) sur une carte assez courte afin de maintenir des prix raisonnables (35 euros le menu), trouver une identité et soigner la déco pour que les gens aient envie de venir, et aller chercher la clientèle en s’installant là où il n’y a pas d’offre », dans des quartiers qui n’ont pas, ou plus, de restaurants. « Je sais, on casse un peu les codes… », ajoute Stéphane Rotenberg. Neuf restaurants et une boulangerie-pâtisserie plus tard, force est de reconnaître que ça marche.
D’anciens candidats de « Top Chef » aux fourneaux ou pour lancer le bouche à oreille à l’ouverture du restaurant, certains, comme Norbert Tarayre autrefois, ou Arnaud Delvenne au Papa Pool à Clamart aujourd’hui, la présence du présentateur de « Top Chef », sur son temps libre, pour négocier des emplacements ou débloquer une situation auprès de collectivités locales… « Je ne suis pas un ambassadeur, prévient toutefois l’animateur. Plutôt une tête de gondole. » La personnalité connue qui ne touche pas d’argent pour ce qu’il fait mais qui en gagne en assurant le succès de cette entreprise à laquelle il croit.
A table chez Coco Rocco
Avant Podium, qui sera la toute première adresse parisienne des Bistrots Pas Parisiens, et ouvrira la semaine prochaine à Beaugrenelle sous la forme d’un spot festif, Stéphane Rotenberg recevait la presse à sa table chez Coco Rocco, une trattoria d’inspiration napolitaine ouverte cet été à Puteaux. Un endroit charmant une fois la grille sur l'avenue refermée, avec une jolie terrasse et une grande salle où se célèbrent chaque soir de très nombreux anniversaires, à cause d’un rituel un rien bruyant, mais tout à fait charmant.
Stéphane Rotenberg ne tarit pas d’éloge devant les pizzas et les pâtes, mais il avoue un petit faible pour le vitello tonnato, une entrée à base de fines tranches de veau cuites à basse température avec une sauce au thon montée en mayonnaise. Il défend aussi ardemment les gnocchis que Massimiliano Poli, le chef recruté avec sa épouse en salle, prépare d’après la recette de sa grand-mère.
Et la Milanaise, une vraie côtelette de veau panée, tranchée préalablement sur l’os et aplatie pour prendre une dimension fabuleuse. La baba au limoncello et le tiramisu font aussi le bonheur de ceux à qui il resterait une petite place. Mais après un tel repas, ils sont peu nombreux. Hélas pour eux.



















