Changer le filtre de son pommeau de douche est-il vraiment miraculeux pour la peau et les cheveux ?
K-Beauty•Afin de garder une peau de bébé et retrouver des cheveux brillants, les internautes n’hésitent pas à filtrer l’eau de la douche grâce à des pommeaux bien spécifiques. Est-ce que ça marche ?Dora Christian
L'essentiel
- La quête de la peau de porcelaine, inspirée de la Corée, pousse certains à adopter des routines exigeantes et à s’intéresser à la qualité de l’eau utilisée au quotidien.
- De plus en plus d’adeptes misent sur des pommeaux de douche filtrants de technologie Coréennes pour limiter les effets du calcaire sur la peau et les cheveux.
- Toutefois, ce geste n’est pas une solution miracle. Il faut avoir une bonne routine beauté et une hygiène de vie correcte pour améliorer l’aspect de sa peau.
La Corée est numéro 1 pour lancer les tendances beauté, notamment celles qui visent à obtenir une peau de porcelaine. Et pour entretenir ce teint sans imperfections façon K-Beauty, il faut être assez exigeant. D’abord avec une routine skincare en 10 étapes, puis, en veillant à éliminer tout ce qui peut la fragiliser et l’abîmer.
Dans le viseur : l’eau chargée en calcaire, qui peut s’apparenter au premier obstacle pour obtenir une glass skin. Qu’est-ce qu’on fait ? On change simplement son pommeau de douche et son robinet pour filtrer l’eau et optimiser ses résultats. Du moins, c’est ce que de nombreux internautes s’empressent de faire, et, d’après les professionnels, ce n’est pas un geste si superflu.
Un geste vite adopté sur les réseaux sociaux
Le premier geste beauté consiste à se laver le visage et, en Corée, cette étape n’est pas prise à la légère (puisqu’on y pratique même le double nettoyage). « La grande majorité des foyers est équipée d’un pommeau filtrant. Les Coréennes considèrent que la beauté commence avant tout par une eau saine », explique à 20 Minutes Jules Gerbi, fondateur de Seoni, marque de pommeaux de douche filtrants. « Il y a aussi une vraie différence culturelle. Les Coréens ont une approche très préventive du soin : ils cherchent à traiter le problème à la source, plutôt qu’à corriger les effets après coup », continue-t-il.
Et en France, l’astuce du filtre de pommeau de douche semble séduire les beautystas… mais pas seulement ! Des mamans soucieuses de l’hygiène de leurs bébés, qui souhaitent éviter les irritations et la sécheresse dues au calcaire, partagent leur enthousiasme dans des vidéos TikTok. On y voit des images avant et après avec des filtres blancs, qui deviennent noirs quelques mois plus tard.
Comment fonctionnent les filtres des pommeaux de douche Coréens ?
Jusqu’ici, les pommeaux à billes ciblant principalement le calcaire, avaient la cote. Mais c’était avant que la technologie Coréenne ne s’en mêle. Parce que « les Coréens ont compris que le problème ne se limite pas au calcaire », argumente l’entrepreneur : « le chlore et les métaux lourds jouent aussi un rôle important dans l’agression de la peau et des cheveux. C’est pour ça que leurs systèmes sont plus complets ».
Concrètement, leurs pommeaux combinent une micro-membrane et du calcium de sulfite qui permet de réduire efficacement le chlore, les métaux lourds, et d’adoucir l’eau. « Et chez Seoni, on a poussé cette logique encore plus loin avec un système à double filtration, deux barrières successives, pour maximiser l’efficacité », souligne Jules Gerbi.
Changer son pommeau de douche, est-ce vraiment utile pour la peau et les cheveux ?
« On sous-estime énormément l’impact de l’eau sous la douche. Au quotidien, la peau et les cheveux sont exposés au chlore, au calcaire et aux métaux lourds », avance Jules Gerbi, ajoutant que ces éléments « agressent la barrière cutanée, fragilisent la fibre capillaire et participent à la déshydratation ». Des arguments qui sont souvent le point d’entrée des consommateurs. Et ce n’est pas faux ! Si l’eau est saine, on peut effectivement remarquer une différence, confirme la dermatologue Martine Baspeyras : « Je pense qu’une douche avec une eau bien filtrée peut être bénéfique pour la peau et les cheveux ». Mais ces bienfaits restent « en surface, sans faire de miracles », nuance l’actuelle présidente de la Société Française d’Esthétique en Dermatologie expliquant qu’il faudra impérativement « une bonne routine et une hygiène de vie correcte ».



















