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Les courbatures sont-elles forcément le gage d’une « bonne séance » ?

Les courbatures sont-elles le signe qu’on a forcément fait une « bonne séance » de sport ?

mauvais indicateurLes courbatures ont longtemps été perçues comme un curseur de séance qualitative, mais ce n’est pas tout à fait le cas… Voici ce que votre corps vous dit vraiment
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Dora Christian

Dora Christian

L'essentiel

  • Les courbatures ne sont pas un indicateur de progression mais plutôt le signe d’une inflammation causée par des microlésions musculaires lors de nouveaux exercices ou de mouvements inhabituels, et « cela ne signifie pas que vous ne progresserez pas » si vous n’en avez pas.
  • Les courbatures se ressentent davantage lors d’un « entraînement nerveusement fatigant ou trop intense pour les muscles » et diminuent naturellement avec la pratique régulière lorsque le corps s’habitue aux exercices.
  • En cas de courbatures, il est recommandé de continuer à bouger plutôt que de rester inactif car « on peut continuer à s’entraîner même avec des courbatures, c’est même mieux pour vasculariser la zone ».

Ça vous parle ? Ce moment où poser une jambe après l’autre pour monter les escaliers devient une épreuve infernale. Où même s’asseoir sur la cuvette des toilettes devient si difficile qu’il faut s’accrocher à la poignée de toutes ses forces. On connaît ! Les courbatures n’épargnent personne. Certains s’y habituent, pensant qu’il s’agit du signe d’une bonne séance, intense et forcément productive. Mais à 20 Minutes, le coach sportif Charly Aourir, auteur du livre Méconnaissable en soixante jours, nous explique que ce n’est pas tout à fait vrai.

Les courbatures sont le signe d’une séance trop intense

Et… non, désolée ! « Les courbatures ne sont pas forcément un indicateur de progression », annonce d’emblée le coach Charly. Ces douleurs sont surtout le signe d’une inflammation, « bien que ce ne soit pas grave du tout ! ». En clair, lorsque vous faites un nouvel exercice ou travaillez avec un tempo ou une amplitude différente, le corps, durant la phase excentrique du mouvement (lorsque le muscle est étiré, comme quand vous vous redressez dans un squat), crée des microlésions qui déclenchent cette inflammation.

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« Plus l’entraînement a été nerveusement fatigant ou trop intense pour les muscles, plus les courbatures se feront sentir », explique le coach. Il est donc normal qu’elles s’estompent, voire deviennent rares à force de pratique. En effet, lorsque votre corps est habitué à une charge ou à une méthode d’entraînement, ou si vous adoptez une surcharge progressive, en musculation par exemple, le muscle sera moins « choqué » et les courbatures, même avec davantage d’intensité, seront moins marquées.

Vous l’aurez compris : si vous n’avez pas de courbatures, « cela ne signifie pas que vous ne progresserez pas », rassure le professionnel.


Comment gérer les courbatures ?

Si l’on débute, l’idée est d’augmenter progressivement le volume et l’intensité pour s’épargner les grosses courbatures, et surtout éviter les blessures. Si on en a occasionnellement, ce n’est pas grave, mais il faut continuer à bouger, avertit le coach : « L’inactivité n’est pas un bon réflexe lorsqu’on a des courbatures ». Si on vous a dit de tout arrêter le temps que ça passe, sachez que ce n’est pas la meilleure solution : « On peut continuer à s’entraîner même avec des courbatures, c’est même mieux pour vasculariser la zone », assure le professionnel.

Et pas la peine de prendre des anti-inflammatoires non plus. Votre corps a fait quelque chose de nouveau, laissez-lui le temps d’encaisser ! Il n’est pas malade et va finir par récupérer.