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Canicule : Comment réussir à mieux dormir durant les périodes de fortes chaleurs
BONNE NUIT•Voici les raisons pour lesquelles votre sommeil peut être perturbé et les façons d’y remédier20 Minutes avec AFP
La nuit, vous avez plus de mal à fermer l’œil quand il fait chaud ? Il y a une explication scientifique à ça ! Le cerveau, où les neurones régulant température et sommeil sont très connectés, est très sensible à la chaleur. Résultat, la forte chaleur fait monter le thermostat central et active des systèmes de stress.
Le corps cherche à « arrêter un stade de danger thermique »
Pour rejoindre les bras de Morphée, l’une des conditions est de faire baisser sa température interne. Interrogée par l’AFP, la chercheuse en neurosciences Inserm au Collège de France, Armelle Rancillac, explique qu’en période de fortes chaleurs « la dilatation des vaisseaux sanguins au niveau de la peau est moins efficace, la déperdition de chaleur moindre », et l’étape d’endormissement est donc retardée.
De plus, les températures nocturnes élevées augmentent les réveils et réduisent le sommeil profond, considéré comme le plus régénérateur. « On va avoir tendance, à la fin d’un cycle, à se réveiller et à avoir des difficultés à se rendormir », car le corps cherche à « arrêter un stade de danger thermique », décrypte la chercheuse.
Réussir à retrouver le sommeil malgré la chaleur
Le premier réflexe est souvent de mettre la climatisation à fond, et pourtant ce n’est pas forcément la solution ultime. Interrogé par l’AFP, le Dr Sauvet, conseille de ne pas mettre la climatisation « à tout va », mais plutôt de « dormir peu vêtu juste avec un drap, ventiler au maximum, etc ». « Il n’y a pas besoin d’une chambre à 18-22°C, 24-26°C sont possibles », insiste-t-il. Une « acclimatation » aux températures élevées « prend 10-15 jours », précise le docteur, au regard de l’expérience des militaires en mission dans des pays chauds.
Selon Armelle Rancillac, « il faut renforcer les mécanismes faisant fluctuer notre température lors des cycles jour/nuit et éliminer, ou au moins faire attention, aux ennemis du sommeil ». Par exemple, prendre une douche fraîche mais pas trop, faire du sport mais pas trop tard pour ne pas trop élever la température, et diminuer les excitants, tels que le café ou l’alcool. « L’alcool est un faux ami : il détend, certes, ce qui favorise l’endormissement, mais augmente un peu notre température interne, ce qui a tendance à fragmenter le sommeil », note la neuroscientifique.
La literie peut aussi jouer, car certains matelas accumulent davantage la chaleur, selon Fabien Sauvet. Pour atténuer le manque de sommeil nocturne, le médecin suggère « des siestes courtes, d’environ 30 minutes ».



















