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Caroline Garcia et les adieux aux larmes à Roland-Garros

Roland-Garros 2025 : Caroline Garcia et les adieux aux larmes pour sa dernière danse à Paris

TennisCaroline Garcia, qui disputait son dernier Roland-Garros, s’est inclinée au premier tour contre l’Américaine Bernarda Pera, ce lundi
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Caroline Garcia a joué son dernier match en simple à Roland-Garros, lundi, perdant au premier tour contre l’Américaine Bernarda Pera.
  • Très émue, la Lyonnaise va quitter Paris sans avoir réalisé son rêve de soulever la coupe Suzanne-Lenglen mais en ayant retrouvé l’amour du tennis, notamment grâce à son compagnon.
  • Trois jours après avoir annoncé sa retraite à la fin de la saison, Caroline Garcia a eu le temps de se repasser en mémoire toute sa carrière, marquée notamment par une victoire au Masters en 2022 et deux trophées remportés en double porte d’Auteuil.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Il n’y a pas eu de plaques gravées sur le Lenglen, de cérémonie majestueuse, d’invitées de marque, de tee-shirt donné au peuple ou de costard bien taillé. Mais, comme la veille lors de l’hommage à Rafael Nadal, il y avait de l’émotion. Et c’était bien là l’essentiel. Lundi, Caroline Garcia a donné ses derniers coups de raquette à Roland-Garros, battue en deux petits sets par l’Américaine Bernarda Pera. Et ça s’est terminé comme ça a commencé, avec des larmes.

Trois jours après avoir annoncé sa retraite à la fin de la saison, la Lyonnaise de 31 ans a été prise de court à son arrivée dans les couloirs du Lenglen. « Je ne m’attendais pas à ce que ça m’arrive quand je suis rentrée dans le couloir, a-t-elle confié en conférence de presse après la rencontre. J’ai vraiment voulu vivre ce moment à fond, je n’avais pas d’attente particulière dessus. Et ça m’a émue, d’avoir l’éventualité que ça soit mon dernier match, surtout sur ce court. »

Le deuil d’une victoire en Grand Chelem

Si souvent déçue sur l’ocre parisien, si souvent stressée avant d’entrer sur les courts de Roland-Garros, si souvent tourmentée par des pensées négatives, Caroline Garcia a finalement abandonné, lundi en fin d’après-midi, son rêve de gagner Roland-Garros en simple. « Je vais faire partie de la longue liste de ceux qui n’ont jamais gagné de tournoi du Grand Chelem en simple, mais c’est OK. » Et ce n’est évidemment pas ce dernier match qui lui laissera des regrets.

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En manque de jeu et de condition physique, Caroline Garcia a fait le maximum avec ce qu’elle avait en magasin lors de ce premier tour. Il y a eu bien sûr l’espoir, avec ces balles de break d’entrée de jeu ou ce début de remontada en fin de deuxième set, mais dans la lignée de ces derniers mois, la vainqueure du Masters en 2022 n’a pas réussi à inverser une trajectoire en déclin ces dernières années. Mais, le plus important est ailleurs : elle est au moins partie en gardant l’amour pour ce sport, pour ce jeu, qu’elle s’était mis à détester.

Sur le court, au milieu des « Merci Caro », elle a ainsi tenu à remercier son compagnon, et futur époux, qui lui a redonné « un coup de boost » depuis deux ans en lui permettant de finir sa carrière en « aimant le tennis ». Et c’est sûrement pour ça que, depuis trois jours, les larmes n’ont cessé de couler sur ces joues. « Il y a eu de l’émotion sur les derniers jours, ce matin, avant l’échauffement. J’avais envie de vivre ce moment à fond. Quand j’ai choisi de l’annoncer [sa retraite], ça a été assez émouvant de le partager avec l’extérieur. Forcément tu vois un peu toute ta carrière passer. »

Une dernière danse en double avec Parry

Interrogée pour savoir quels étaient ses meilleurs souvenirs sur le court, Caroline Garcia en cite trois, après longue réflexion : sa victoire sur le WTA 1000 de Cincinnati en 2022, son succès au Masters la même année, qui l’a construite « en tant que sportive et en tant que personne » et le trophée remporté en double à Roland-Garros avec Kristina Mladenovic en 2016 et en 2022.

De double, il en sera encore question, dès mardi, avec son association avec Diane Parry. Une dernière (véritable) danse à Paris pour Caroline Garcia et les dernières souffrances pour son corps. Encore touchée au dos, elle s’était interrogée, il y a quelques semaines, si les souffrances infligées à son organisme valaient la peine pour arriver à l’excellence.

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« La douleur, l’inconfort, la lutte font partie intégrante du chemin vers l’excellence. Mais il y a une limite que nous devons apprendre à reconnaître et à respecter. Gagner sa vie en tant qu’athlète est un privilège incroyable, et j’en suis profondément reconnaissante. Mais forcer son corps au-delà de ses limites juste pour rester dans la course ? Peut-être que cette frontière-là ne devrait jamais être franchie. » A la fin de la saison, Caroline Garcia n’aura plus à se poser la question. Elle pourra se reposer tranquillement. Sans stress, sans pression.