Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Coach en souffrance, amorties… Gaston et les montagnes russes

Roland-Garros 2025 : Coach en souffrance, amorties, revanche à venir… Hugo Gaston et les « montagnes russes »

club franceOpposé à son compatriote Ugo Blanchet au premier tour de Roland-Garros, Hugo Gaston s’est imposé en cinq sets
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Hugo Gaston s’est qualifié pour le deuxième tour de Roland-Garros en battant son compatriote Ugo Blanchet en cinq sets, ce lundi.
  • Entre un début de rencontre ratée, une blessure aux abdos et un plan de jeu pas toujours respecté, le Toulousain a connu un match compliqué.
  • Huitième de finaliste en 2020 à Roland-Garros, Hugo Gaston retrouvera Ben Shelton au deuxième tour.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Le public du court n°7 s’est retrouvé dans l’impasse en début d’après-midi. Qui soutenir quand vous avez devant les yeux deux Français ? Et quel chant lancer quand les deux gaillards portent le même prénom (phonétiquement) ? Alors, au milieu des encouragements traditionnels présents à Roland-Garros depuis la nuit des temps qui vous donnent envie de vous taper la tête avec une raquette, des « Gaston » et des « Blanchet » ont quand même été lancés à la volée.

La tâche du millier de spectateurs n’a pas été facilitée par le niveau de la rencontre entre Hugo Gaston et Ugo Blanchet, où seul le cinquième set a été digne d’être montré dans les écoles de tennis. « Ils étaient crispés tous les deux, il y a deux joueurs français qui se connaissent très bien, donc il a fallu attendre la dernière manche pour voir du beau tennis », concédait Younes El Aynaoui, l’entraîneur de Gaston, sorti en courant du court une fois la victoire de son protégé acquise (2-6, 0-6, 2-6, 6-3, 6-4).

Des bobos de partout

Durant près de trois heures, le Marocain a souffert en le voyant. On l’a ainsi vu se prendre la tête à deux mains, pousser quelques râles de frustration, taper sur le béton et mordiller ses ongles. « C’est sûr qu’il y a eu des montagnes russes, dans la famille, chez les coachs, ils ont dû un petit peu cogiter, mais ils en ont l’habitude avec moi », concède Gaston.

« « J’ai beaucoup souffert, c’est pire que d’être joueur, confie le papa du footballeur lensois Neil El Aynaoui. On est un peu impuissants, c’est beaucoup de crispations. » Notamment à cause d’un début de match proche du catastrophique de son poulain. »

« Le premier set a été complètement en sa faveur, il m’a mis sous pression, il m’a mis complètement en dedans, je ne m’exprimais pas sur le terrain », avoue le Toulousain, qui a pu compter sur une belle délégation toulousaine pour le soutenir. « Tous les deux, on a eu nos périodes. Je pense que je suis bien rentré dans mon match, lui un petit peu moins bien, a ajouté Blanchet, passé par trois tours de qualifs la semaine dernière. Dans le second, j’ai commencé à ne pas très bien me sentir, j’avais mal à la tête. Ce qui explique le 0-6. »

Des amorties bien senties

Après les pépins à la tête de Blanchet, c’était au tour de Gaston de se plaindre de petits maux et de demander l’intervention des médecins après avoir perdu le troisième set. Pas grand-chose, « une petite tension », selon l’intéressé, mais qui a eu quand même quelques petites conséquences. « Il ne servait pas très fort, son service partait à 150, 160 km/h, analyse son entraîneur. Ça l’a handicapé surtout au service pour les prises de balle en hauteur, mais pour les coups droits ça avait l’air d’aller. »

Et c’est justement sur ces coups droits qu’Hugo Gaston aurait dû insister, selon son coach, au lieu d’user et abuser d’amorties, pourtant souvent bien senties, qui ont fait balader Blanchet aux quatre coins du court. « Je pense qu’il a bien varié, il m’a poussé de temps en temps dans des endroits du court où je n’étais pas à l’aise, reconnaît Blanchet. Je pense qu’il peut en faire encore plus. Après il m’en a fait quelques-unes dans des moments importants, c’est vrai que c’est un coup dont il faut se méfier chez lui. Il l’a utilisé à bon escient. »

Toute l'actu de Roland-Garros

Au tour suivant, face au surpuissant Ben Shelton au deuxième tour, Hugo Gaston devra être beaucoup plus juste dans ses coups pour espérer prendre sa revanche sur l’Américain, qui l’avait battu l’année dernière après un beau combat. « Il y a beaucoup de choses à dire, relève El Aynaoui. Sur les prises de décision, la concentration, le choix des coups… Heureusement, c’était contre un qualifié. Mais sur un joueur mieux classé, il aurait eu plus de mal. » Au moins, Hugo Gaston ne pourra pas dire que son coach ne l’avait pas prévenu.