Roland-Garros 2025 : Injection de corticoïdes, traitement au plasma… Caroline Garcia et le rapport du corps à la douleur
tennis•Sur ses réseaux sociaux, la Française Caroline Garcia s’est demandé jusqu’où devait-elle pousser son corpsA.H.
Si elle est bien assurée de figurer dans le tableau final de Roland-Garros (à partir du 25 mai), Caroline Garcia n’aborde pas le tournoi parisien avec la meilleure des préparations. A trois semaines du premier tour, la Française a déclaré forfait pour le WTA 1000 de Rome, le tout après avoir déjà déclaré forfait pour les tournois de Rouen et Madrid. Soit un mois sans compétition depuis son élimination au deuxième tour de l’Open de Miami.
Dans un long message publié sur ses réseaux sociaux, Caroline Garcia s’est confiée sur son rapport à la douleur : « La douleur, l’inconfort, la lutte font partie intégrante du chemin vers l’excellence, détaille la Lyonnaise. Mais il y a une limite que nous devons apprendre à reconnaître et à respecter. » Elle explique notamment ne pas pouvoir jouer sans traitement.
« Récemment, je me suis reposée presque entièrement sur des anti-inflammatoires pour réussir à gérer la douleur à l’épaule. Sans eux, c’était invivable. Ces derniers mois, j’ai reçu des injections de corticoïdes, des traitements au plasma, et d’autres soins, uniquement pour pouvoir continuer à concourir. »
Une frontière à ne pas franchir
Touchée lors de la Billie Jean King Cup à Vilnius, Caroline Garcia soigne toujours une blessure au dos, après avoir déjà enchaîné les pépins physiques et mentaux ces derniers mois. « Je me pose une question : est-ce vraiment raisonnable de pousser nos corps à ce point-là ? Est-ce qu’avoir mal tous les jours à 40 ans - comme conséquence d’années passées à repousser les limites - mérite vraiment d’être célébré ? Ou est-ce qu’on est allé trop loin, collectivement, dans notre rapport au sport ? »
« Gagner sa vie en tant qu’athlète est un privilège incroyable, et j’en suis profondément reconnaissante, conclut-elle. Mais forcer son corps au-delà de ses limites juste pour rester dans la course ? Peut-être que cette frontière-là ne devrait jamais être franchie. Peut-être que beaucoup des victoires que la société glorifie… ne valent pas tant que ça. »


















