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« Angoisse » et « sentiment d’injustice », Boisson en a marre des blessures

Tennis : « Angoisse », « doute » et « sentiment d’injustice », Lois Boisson en a ras-le-bol des blessures

thérapieLa Française, retombée à la 292e place mondiale, n’a pu disputer que huit matchs cette saison. Elle a exprimé sa lassitude dans un long message sur Instagram, tout en se voulant positive pour la suite de sa carrière
Nicolas Camus

N.C.

Après sa défaite d’entrée pour son grand retour à Roland-Garros, en mai, Lois Boisson n’espérait qu’une chose : que son corps la laisse enfin tranquille, après des mois et des mois de problèmes physiques qui avaient gâché l’année suivant son parcours exceptionnel Porte d’Auteuil. Elle n’a pas été exaucée.

Après le tournoi parisien, elle a à peine pu enchaîner. Une défaite au premier tour à S’Hertogenbosch, une autre à Wimbledon, et puis plus rien. Le genou en carafe, à nouveau. De quoi développer un fort « sentiment d’injustice », comme elle l’a écrit mercredi soir sur son compte Instagram.

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Retombée à la 292e place mondiale, dans une saison où il n’a pu disputer que huit petits matchs (une seule victoire), Lois Boisson y explique la nature du nouveau pépin qui l’a frappée, et ne cache pas son ras-le-bol :

« J’ai fait une mauvaise chute durant mon match à Wimbledon, ce qui a provoqué l’hyperextension d’un genou. Rien de grave, heureusement, mais j’ai eu besoin de quelques semaines de récupération, écrit-elle. Ces deux dernières années, j’ai passé plus de temps en rééducation que sur un court de tennis, 18 mois de rééducation sur les 26 derniers. Ça a été dur, surtout mentalement. Il y a eu des moments d’angoisse et de doute, et surtout ce sentiment d’injustice qui t’envahit quand tu sais comment tout s’est passé, et à quel point j’ai fait preuve de discipline et d’engagement jour après jour… Tellement de jours à me poser la question : Pourquoi ? Puis j’ai compris que peut-être il n’y avait pas de réponse. »

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Sur une note plus positive, la Française laisse entendre qu’elle sera de retour sur les courts à l’occasion du Masters 1000 de Toronto, début août. Toutes ces journées loin des courts l’ont en tout cas fait réfléchir. « Peut-être que ça fait simplement partie de mon parcours, du chemin que je dois parcourir, pour me battre, pour continuer à aller de l’avant et poursuivre ce rêve, conclut-elle. Le meilleur est à venir. » Si les derniers mois n’ont été qu’un long calvaire, la Dijonnaise n’a toujours que 23 ans.