Open d’Australie 2024 : Les Français (enfin) à la fête, Murray dit adieu, un Grec alléchant… C’est le récap du jour
Tennis•Gaël Monfils, Adrian Mannarino, Hugo Gaston, Hugo Grenier, Ugo Humbert, Caroline Garcia, Varvara Gracheva ou Lucas Van Assche se sont qualifiés pour le deuxième tourA.H.
Ah l’Open d’Australie ! Ses températures délirantes, ses animaux préhistoriques qui interrompent les matchs, son ambiance électrique… Le premier tournoi du Grand Chelem de la saison est toujours un peu spécial. Mais, cette année, les dieux de la météo ont décidé d’être cléments en ce début de quinzaine. Et ça profite à nos tricolores, qui n’ont jamais autant brillé lors d’un premier tour depuis belle lurette. De Gaël Monfils à Luca Van Assche, on a vibré ce lundi.
Les Français Aussies
Il faut savoir profiter de l’instant. Après une année compliquée, voir une ou un Français se qualifier pour le deuxième tour d’un tournoi du Grand Chelem peut quasiment se fêter en grande pompe. Alors quand il y en a plusieurs, comme ce lundi à Melbourne, on est prêt à descendre les Champs-Elysées. Sept tricolores ont passé le premier tour : Gaël Monfils, Adrian Mannarino, Hugo Gaston, Ugo Humbert, Lucas Van Assche, Hugo Grenier, Varvara Gracheva et Caroline Garcia.
Bruyamment soutenu par une colonie française des Antipodes, Monfils, bien aidé par sa quinzaine d’aces et sa quarantaine de coups gagnants, a contrôlé le match de bout en bout contre l’Allemand Hanfmann et s’est imposé en moins de deux heures et demie (6-4, 6-3, 7-5). « C'est toujours bien de gagner en trois sets, j’ai fait un match solide, j’espérais rester le moins longtemps possible sur le court, c’est ce que j’ai réussi », a-t-il apprécié.
Varvara Gracheva (39e) s’est aussi qualifiée en vitesse pour le deuxième tour de l’Open d’Australie aux dépens de la Belge Yanina Wickmayer (79e) 6-3, 6-4. Ça a été un peu plus long pour Adrian Mannarino et Lucas Van Assche, qui ont chacun eu besoin de cinq sets, et plus de trois heures et demie de jeu, pour se qualifier pour le deuxième tour.
Le coup de chaud sur la caboche
Andy Murray a beau être indestructible, après être revenu de plusieurs opérations, l’Ecossais commence à ressentir le poids des années. Ce lundi, le quintuple finaliste de l’Australian Open, tournoi qu’il n’a jamais gagné, a disparu dès le premier tour, battu sévèrement en trois sets (6-4, 6-2, 6-2) par l’Argentin Tomas Etcheverry. Une défaite sèche qui devrait être sa dernière à Melbourne.
« Il est fort probable que ce soit la dernière fois que je joue ici, a confié Murray à la fin du match. Je pense que c’est probablement à cause de la façon dont le match s’est déroulé et tout. Par rapport aux matchs que j'ai joués ici l'année dernière, c'est une sensation complètement opposée à la sortie du court. J'aurais aimé faire participer davantage le public. Je suis déçu de la façon dont j'ai joué. C'est dur, dur de finir ainsi. Quand vous êtes à un point de la fin, vous vous dites : "Je ne peux pas croire que ça se termine si vite, et comme ça". Je suis juste déçu de la façon dont j’ai joué. Le match d'aujourd'hui ne m'a pas permis de penser qu'à un moment donné, je vais recommencer à bien jouer, à gagner des tournois ou à atteindre les derniers stades des grandes compétitions»
Le point en l’air
Le visage de Zizou (oui, oui, c’est bien son prénom) Bergs en disait long. Le Belge, main sur la bouche, s’est demandé pendant plusieurs secondes si le point marqué par son adversaire Stefanos Tsitsipas était bien valable. Le Grec venait alors de reprendre une balle dans le camp opposé après une magnifique volée rétro de Bergs. Et, oui, Zizou, c’est bien autorisé.
La décla
« Ça dépend d’elle. Moi, j’ai toujours envie de serrer la main de mon adversaire, c’est juste un signe de respect. J’ai des bonnes relations avec tout le monde sur le circuit, pas d’ennemies. » »
Alors qu’elle s’apprête à affronter l’Ukrainienne Dayana Yastremska au deuxième tour, la Française d’origine russe Varvara Gracheva a été interrogée sur la possible poignée de main entre les deux joueuses. Si Yastremska venait à ne pas lui serrer la main en fin de match – comme les joueuses ukrainiennes le font face à des adversaires russes depuis l’invasion de leur pays par la Russie – « parce qu’elle connaît mon origine, ce n’est pas grave », a-t-elle répondu.


















