Open d’Australie : « Son niveau est un point d’interrogation », Caro Garcia dans l’inconnu face à la revenante Osaka
tennis•La Française a hérité de l'ancienne numéro 1 mondiale, de retour après plus d'un an d'absence, au premier tour du Grand Chelem australienN.C.
Sur le papier, un premier tour de Grand Chelem face à la 833e joueuse mondiale ressemble à un très bon tirage. Une mise en route tranquille, histoire de prendre ses marques avant que la pente ne s’élève. Sauf que pour Caroline Garcia, les choses ne sont pas aussi simples que ça à l'entame de cet Open d'Australie. L’adversaire en question se nomme Naomi Osaka, ancienne numéro 1 mondiale et vainqueure de quatre tournois du Grand Chelem.
Au moment du tirage au sort, « j’ai commencé à recevoir des messages, je me suis dit : "Je dois jouer quelqu’un de très fort". J’ai demandé à mon compagnon : "Est-ce que tu sais qui je joue ?" Il m’a répondu oui. Un grand nom ? Oui. C’est comme ça que je l’ai appris », raconte la Lyonnaise.
Osaka, grande star du circuit, est de retour après plus d’un an sans jouer. Un long break pendant lequel elle a donné naissance à son premier enfant, et s’est reconstruite mentalement après avoir souffert d’une anxiété tenace. Ses premiers pas lors du tornoi de Brisbane la semaine dernière ont été plutôt encourageants, avec une victoire et une défaite serrée face à Karolina Pliskova, une bonne référence sur le circuit.
Alors à l’aube de ce premier tour pas comme les autres, programmé en session de soirée sur la Rod Laver Arena lundi, Caroline Garcia ne sait pas trop à quoi s’attendre. « Ça reste une joueuse qui a gagné des grandes choses, sait gérer des grands tournois, a plein d’expérience. Ses capacités sont toujours là », estime la Française.
« Si elle est là, c’est qu’elle est prête »
Comme on l’a vu avec Rafael Nadal, un retour à la compétition après une si grande absence n’est toutefois pas simple à gérer, entre un corps qui a besoin de réhabituer à l’effort et des automatismes à retrouver sur le court. « Elle n’a pas le rythme des matchs, ce qui est quand même important », note Garcia, qui reste tout de même méfiante : « Son niveau de jeu, c’est un point d’interrogation, parce qu’elle revient juste, mais si elle est là, c’est qu’elle est prête à jouer au plus haut niveau. »
Gênée par une douleur à l’épaule qui traîne depuis la fin de saison dernière, la numéro 20 mondiale tentera de faire abstraction de tout ça au moment d’entrer sur le court. Son mot d’ordre : « Se concentrer sur la joueuse que j’ai devant moi à l’instant T ».


















