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Niais mais drôles, Tsitsipas et Badosa dominent le circuit de l'amour

Masters de Paris-Bercy : Niais mais drôles, Tsitsipas et Badosa dominent le circuit de l'amour

CLOSERVoilà cinq mois que Stefanos Tsitsipas et Paula Badosa ont officialisé leur relation. Depuis, ils s'affichent partout ensemble. Ils ne sont ni les premiers, ni les seuls dans ce registre
William Pereira

William Pereira

Stefanos Tsitsipas grand ami du tennis français : défait à Anvers par Arthur Fils et par Ugo Humbert à Shangaï, le numéro 6 mondial a vengé ce dernier moins de 24 heures après sa défaite contre Zverev en battant sèchement l’Allemand en 8es de finale du Masters 1000 de Paris-Bercy. Après Auger-Aliassime au premier tour, le Grec s’offre un deuxième gros nom de rang, une semaine après sa demi-finale à Vienne.

N’en déplaise à ses suiveurs misogynes, qui ont érigé sa compagne Paula Badosa en responsable de l’été catastrophique du Grec, Tsitsipas est capable de concilier victoires et vie de couple. Vie de famille, aussi : le 22 octobre, il remportait à Anvers son premier titre en double avec son frère, Petros. Et qui devinez qui était la coach ? « Peu de gens le savent mais [Paula] a été la première personne à passer trois ou quatre heures avec nous à l’US Open en nous entraînant pour le double, a-t-il confié à Tennis Channel. Elle était là, elle nous préparait pour ce type de matchs. »

Plusieurs semaines auparavant, il avait pris la défense de la joueuse. « C’est écœurant de blâmer une femme. C’est toujours la petite amie qui est blâmée pour la série soudaine de défaites. » Demandez à Matteo Berrettini. Depuis qu’il est en couple avec la présentatrice TV Melissa Satta, celle-ci se fait attaquer de tous les côtés. Elle sera la responsable de toutes ses blessures, avec tous les sous-entendus bien dégueu qui vont avec. « Je suis une femme exposée, et de temps en temps il faut bien trouver un bouc émissaire, a-t-elle fini par réagir. Dans la vie de chaque athlète, les blessures sont difficiles à surmonter. Au tennis, elles sont davantage soulignées et entraînent ces conséquences. »

Niaiseries et rêve érotique

Leurs détracteurs peuvent bien penser ce qu’ils veulent, y compris des saloperies rétrogrades, Stefanos Tsitsipas et Paula Badosa, eux, n’en ont cure. « Nous sommes critiqués, mais toutes vos balles ricochent », prévenaient ainsi les tourtereaux sur leur compte Instagram commun au mois de juillet. Oui, vous avez bien lu, un compte commun. Adulte, on fait ça chez un banquier, ado, c’est sur les réseaux (dans les deux cas on finit par le regretter). Le Grec et l’Espagnole, 25 ans tous les deux, ont choisi le second camp quitte parfois à repousser les barrières du « cringe ». Paula a ainsi jugé bon de raconter un jour en conférence de presse un rêve érotique où Stefanos tenait le premier rôle. On a lu, vous lirez.

« « J’étais blessée en Australie. J’ai regardé son match, la finale. C’est surprenant, parce que je ne rêve jamais de joueurs de tennis, mais j’ai rêvé de lui cette nuit-là, que nous gagnions tous les deux l’Open d’Australie. Ensuite, c’est comme si nous vivions un moment très romantique, mais je ne vais pas l’expliquer. Je vais m’en tenir là. » »

D’autres histoires moins gênantes et plus drôles figurent au registre de Badosa, comme le tour de bateau au large des îles grecques qui tourne au mal de mer pour l’ancienne n°2 mondiale. « J’ai fait un bad trip, car il y avait beaucoup de vent, comme c’est souvent le cas là-bas. Stefanos m’avait prévenu que ce n’était pas toujours une bonne expérience. J’ai été un peu malade, mais pour être honnête, une fois que nous sommes arrivés sur les îles, c’était fantastique. »

Tsitsipas est quant à lui plutôt du style romantique, d’un enthousiasme qui sent le premier grand amour ou presque, navigant avec agilité à la frontière entre le mignon et le mielleux. « C’est comme si nous partagions la même identité : même style de vie, mêmes envies, mêmes passions, mêmes ambitions, déclarait par exemple le Grec au moment d’officialiser son couple dans la presse. C’est merveilleux d’en faire l’expérience tous les jours. C’est très rare que ces choses arrivent. »

Paula Badosa et Stefanos Tsitsipas sont inséparables.
Paula Badosa et Stefanos Tsitsipas sont inséparables. - Stefanos Kyriazis/IPA/IPA/SIPA

Madison Keys « un peu jalouse » de Tsitsipas et Badosa

Bref, Tsitsidosa n’est rien d’autre que la version améliorée des couples qui se roulent des patins dans le métro aux heures de pointe pour s’assurer que la planète entière est bien au courant de leur bonheur : au fond, ils nous répugnent autant qu’on les envie gentiment. Maddison Keys, 11e mondiale, aimerait bien en faire autant avec son copain, Bjorn Fratangelo également tennisman (ex-top 100 ATP).

« Leur contenu est bien plus organisé que celui de Bjorn et moi. Ils ont produit bien plus que nous en six ans. Honnêtement, je suis un peu jalouse, car Bjorn et moi n’avons pratiquement aucune photo ensemble. Cela ne semble pas être un problème pour eux, ce qui est formidable. Nous, nous sommes si discrets que les gens nous demandent constamment si nous sommes toujours ensemble. » En cas de rupture en revanche, ils seront pépouze : pas besoin de supprimer les photos communes sur Insta ni de se justifier devant la presse, comme, au hasard, Thiem et Mladenovic à l’heure de la séparation après deux années d’idylle entre l’Autrichien et la polyglotte.

Monfils-Svitolina, le couple originel

Dans la case des couples star, comment ne pas mentionner le couple royal Gaël Monfils-Elina Svitolina ? Ensemble depuis 2019, mariés depuis 2021 et parents de la petite Skaï depuis 2022, ils tiennent également un compte insta commun (décidément, le kitsch ne tue pas) où il est beaucoup question de selfies à deux. En creusant un peu, on retrouve le même romantisme grandiloquent, les mêmes réponses à la presse people, à base de « on vit pleinement notre amour », les anecdotes amoureuses détaillées, comme la demande en mariage de la Monf à Svitolina au détour d’une randonnée et pour laquelle le Français avait « même préparé un texte ».

Mi-attachants, mi-insupportables par cette propension à en faire des caisses. A se demander s’ils n’ont pas indirectement façonné Tsitsidosa tant les similitudes sont frappantes. Le couple franco-ukrainien, père de tous les autres sur le circuit ? Pas si vite. Ce serait insulter la grande histoire romantique de la balle jaune et fermer les yeux sur des couples aussi mythiques que Dimitrov-Sharapova, Mirka-Roger, Verdasco-Ivanovic, Clijsters-Hewitt et, bien évidemment, Graff-Agassi. Chacun dans son style, a connu son heure de gloire. Tsitsipas et Badosa sont en plein dedans : profitons de ces deux monstres.