Rugby : Gaël Fickou et Louis Picamoles rendent hommage à leur ancien coach au Stade Toulousain Guy Novès

RETRAITE Les deux joueurs du XV de France ont profité d'une conférence de presse mardi au Japon pour souhaiter bon vent à leur ancien entraîneur toulousain

M.D avec AFP

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Fickou (à g.) et Picamoles ont tous deux joué sous les ordres de Guy Novès au ST.
Fickou (à g.) et Picamoles ont tous deux joué sous les ordres de Guy Novès au ST. — FRANCK FIFE

Les joueurs du XV de France Gaël Fickou et Louis Picamoles ont rendu hommage mardi à Guy Novès, qui leur a « énormément apporté » comme entraîneur du Stade Toulousain et des Bleus avant d’annoncer, lundi à 65 ans, qu'il mettait un terme à sa carrière de technicien.

« Vu sa carrière et son palmarès, il n’y a pas besoin de parler à part pour dire bravo et dire qu’il a été le plus grand entraîneur français. Il m’a fait commencer [à Toulouse], je lui dois beaucoup, malheureusement la fin a été un peu difficile mais c’est la vie. Je suis sûr qu’il aura une belle retraite et qu’il pourra se reposer », a déclaré Fickou à la presse à Oita [sud du Japon], où les Bleus préparent leur quart de finale de Coupe du monde, dimanche contre le pays de Galles. Le centre a été entraîné de 2012 à 2018 par Novès au Stade Toulousain.

Le plus beau palmarès du rugby français

« Son palmarès parle pour lui. Effectivement la fin a été compliquée, mais la décision d’arrêter lui incombe. C’est un entraîneur qui m’a énormément apporté et fait progresser. Je lui dois énormément aussi. J’aurai plaisir à le revoir hors contexte rugby, on ne peut que lui souhaiter beaucoup de bonheur pour la suite mais je ne m’en fais pas trop pour lui », a abondé Picamoles, qui a évolué de 2009 à 2016 sous les ordres de Novès chez les Rouge et Noir.

Novès, plus beau palmarès du rugby français (10 titres de champion et 4 Coupes d’Europe avec Toulouse), a annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière débutée au milieu des années 80, écœuré selon lui par son licenciement, fin 2017, du poste de sélectionneur du XV de France.

Un licenciement jugé sans fondement le 8 avril dernier par le tribunal des prud’hommes de Toulouse, qui a condamné la Fédération française de rugby à lui verser un million d’euros pour « rupture anticipée du contrat de travail sans faute grave » et « atteinte à la notoriété ».