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En finale du Top 14, le MHR est programmé pour devenir champion de France

Finale du Top 14: Grand favori, le MHR est programmé pour devenir champion de France

BRENNUSAvec les moyens conséquents mis sur la table par Mohed Altrad, ses stars et son entraîneur vedette, le MHR est le grand favori de la finale du Top 14 contre Castres...
Jérôme Diesnis

Jérôme Diesnis

L'essentiel

  • Gros budgets, gros salaires, premier transfert de l’histoire du rugby, achats de joueurs parmi les meilleurs mondiaux… Montpellier est un club ambitieux et tendu vers l’unique objectif de devenir champion de France.
  • L’entraîneur Vern Cotter et le demi de mêlée Ruan Pienaar sont les patrons dans le vestiaire et sur le terrain.
  • Personnalité controversée, Mohed Altrad a bouleversé le fonctionnement et les valeurs du club en profondeur.

Voilà sept ans que le MHR n’avait pas disputé une finale de Top 14. Et pourtant, sa présence ce samedi contre Castres n’est une surprise pour personne. Montpellier est programmé pour ce titre qui lui échappe, l’unique objectif de son président Mohed Altrad... Même si, c'est la beauté du sport, rien ne permet d'affirmer que le MHR parviendra à dominer Castres (à Montpellier, la finale est retransmise sur écran géant sur le parvis de l’hôtel de ville). Mais depuis sept ans, Altrard s'est donné les moyens d'y arriver, sans aucun état d'âme, quitte à se fâcher avec le landerneau du rugby.

Parce que... Cotter. Pour atteindre son objectif, Mohed Altrad a confié les clés de sa Ferrari à Vern Cotter. « Il est parti de l’apport de Jake White (son prédécesseur), la défense et le paquet d’avants et a ajouté tout le reste : le mouvement, les passes et l’attaque », évoque le président. « Ces dernières saisons, il a été fait un peu tout et n’importe quoi à la tête de cette équipe. Quand on voyait la richesse des joueurs et ce qu’ils en faisaient... Vern, qui dirige tout de A à Z, a fait d’une somme d’individualités, un collectif », confirme Didier Bès, ex-entraîneur des avants du MHR, désormais à Clermont. Contrairement à White, Cotter connaît bien le Top 14 dont il a atteint la finale à quatre reprises déjà, avec Clermont.

Parce que... Pienaar. Le MHR a dépensé beaucoup d’argent pour des salaires mirobolants à quelques-uns des meilleurs joueurs du monde (champions du monde sud-africains notamment). Il a ouvert la boîte à Pandore en signant le premier transfert de l’histoire du rugby, pour le rachat du contrat de Louis Picamoles à Northampton, il s’est séparé sans état d’âme de ceux qu’il jugeait incapables d’accompagner ses projets. Mais la vraie plus-value s’appelle Ruan Pienaar. « Le vrai patron, c’est lui, souligne Pierre Mignoni, coach de Lyon, battu en demie. Il gère les temps forts et les temps faibles, il fait tout à son rythme. Il a 34 ans, ce n’est pas un joueur qui va très vite mais il a une culture et un sens du jeu. C’est vraiment un joueur de classe mondiale. »

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Parce que... Altrad. Quand il a pris les commandes du club en 2011, il ne connaissait rien au ballon ovale. Sept ans plus tard, le président est à l’aise avec ce sport. L’homme d’affaire milliardaire considère le rugby comme « un business, même si c’est un business particulier ». En sept ans, celui qui a contribué à doubler le chiffre d’affaire du MHR (de 13 à 26 millions d’euros) l’a bouleversé en profondeur. D’un club familial au temps de Sabathé, le MHR est devenu un exemple de pragmatisme. « Nous avons progressé dans tous les domaines. Nous essayons de poursuivre notre projet au plan sportif, médical, mental, ainsi qu’en matière d’infrastructures. »