Top 14: Didier Bès, monument du MHR, rejoint Clermont

RUGBY Depuis 25 ans au club, Didier Bès, personnage emblématique, a tout connu. Il quitte le MHR qui ne lui ressemblait plus, pour un nouveau challenge passionnant...

Jérôme Diesnis

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Didier Bès, joueur puis entraîneur, figure de Montpellier depuis 25 ans, rejoint Clermont.
Didier Bès, joueur puis entraîneur, figure de Montpellier depuis 25 ans, rejoint Clermont. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Il fut de toutes les épopées. De la première grève du rugby professionnel français en 1998, à l’accession en Top 16 (à l’époque). Talonneur au coeur énorme, capitaine, entraîneur, Didier Bès quitte le MHR et c’est une figure qui s’en va après 25 années gravées en lettres d’or. Il rejoint Clermont, où il s’occupera de la mêlée fermée, dont il est l’un des plus grands spécialistes de France.

Pourquoi quitter le MHR, auquel vous étiez énormément attaché ?

J’ai eu le sentiment de ne pas être reconnu à ma juste valeur. J’y ai passé 25 ans, mais j’étais moins considéré que les personnes qui venaient d’arriver. Je dis ça sans aucune prétention. Je fais partie des historiques, des racines, de l’ADN de Montpellier. Mais est-ce qu’on a envie de ça au club ? Je ne pense pas… Maintenant, je n’oublie pas, mais je ne veux pas regarder dans le rétroviseur. Je regarde le challenge qui m’attend. Il est passionnant.

Pourquoi Clermont ?

C’est l’un des meilleurs clubs européens. Cela représente une forme d’aboutissement et un challenge vraiment intéressant à relever. Qu’un club de cette dimension me contacte est une grande preuve de reconnaissance. Je suis fier de les rejoindre, ma famille est heureuse. Avec eux, tout est carré, sans oublier les valeurs humaines, très fortes. Ça me plaît de constater que l’on peut être un des meilleurs clubs d’Europe tout en conservant l’aspect affectif de notre sport.

Par qui avez-vous été contacté ?

Franck Azema (manager de Clermont) m’a appelé. Les contacts ont été assez rapides, on se connaît très bien pour avoir joué ensemble. Je m’occuperai de la mêlée fermée, c’est déjà ce que je faisais à Montpellier. Ce club de ce standing est toujours en quête de performance, à s’améliorer dans le détail.

Avant cela, vous allez disputer la Coupe du monde avec la Géorgie…

Je les rejoins le 28 juin. Voilà deux ans que je travaille avec eux comme entraîneur des avants. Ce sont de bons gars, des hommes des valeurs. Notre objectif durant la Coupe du monde sera de gagner deux matchs. Cela devrait nous permettre d’être qualifié pour la Coupe du monde suivante sans être obligé de passer par les phases de qualification.