Roland-Garros: Lucas Pouille sait bien qu'il «n’y a pas une énorme attente» autour de lui

TENNIS Le Nordiste, qui s'est qualifié facilement pour le deuxième tour, aborde le tournoi sans pression (et ce n'est pas plus mal)

N.C. et N.S.

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Lucas Pouille, vainqueur de l'Italien Simone Bolelli au premier tour de Roland-Garros, le 28 mai 2019.
Lucas Pouille, vainqueur de l'Italien Simone Bolelli au premier tour de Roland-Garros, le 28 mai 2019. — Pavel Golovkin / AP / Sipa

A Roland-Garros,

Après Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga la veille, un autre Frenchie dans la galère a franchi le premier tour de Roland-Garros, mardi. Lucas Pouille, qui n’avance plus depuis sa demi-finale à l’Open d’Australie en janvier dernier, s’est débarrassé sans trop de difficulté du qualifié italien Simone Bolelli (6-3, 6-4, 7-5). Comme ses deux compatriotes, on le sent heureux d’être entré de la bonne manière dans ce tournoi. C’est toujours ça de pris. « J’ai fait un match solide du début à la fin, juge le Nordiste. C’est toujours bien de finir en trois sets, de ne pas se faire de frayeurs. »

Après des défaites au deuxième tour à Madrid et d’entrée à Rome, Pouille avait hésité à se rendre à Genève, la semaine dernière. Mais il a finalement décidé, avec Amélie Mauresmo, de se faire une grosse semaine d’entraînement. « J’ai enchaîné les séances, trois heures par jour, pendant huit jours, raconte-t-il. Au début, il n’était pas question de gagner des points, mais de mettre la balle dans le court, pendant une heure, deux heures. Et ensuite, seulement, j’ai fait des sets pour me mettre en situation. »

Le voilà donc lancé dans ce Roland, sans pression apparente. « C’est toujours particulier ici, on a envie de briller, d’aller loin. Mais il n’y a pas une énorme attente autour de moi », sait-il. Il a senti du public « un soutien », mais « pas de pression ». Il verra où tout ça le mènera. Ils sont quelques-uns dans ce cas-là, cette année.