Jo-Wilfried Tsonga a passé le 1er tour de Roland-Garros, le 27 mai 2019.
Jo-Wilfried Tsonga a passé le 1er tour de Roland-Garros, le 27 mai 2019. — Michel Euler/AP/SIPA

TENNIS

Roland-Garros: Jo-Wilfried Tsonga sent qu'il n'est «pas loin de faire de vraies belles choses»

Le Manceau est heureux de s'en être sorti face à un adversaire coriace, avant de retrouver Nishikori au deuxième tour

A Roland-Garros,

On ne dirait pas, comme ça, mais ce premier tour face à l’Allemand Peter Gojowczyk était un bon petit test pour Jo-Wilfried Tsonga. Non pas que le pedigree du 121e joueur mondial soit particulièrement impressionnant, mais avec ses grosses frappes à plat comme s’il se croyait tout le temps sur herbe, il est typiquement le genre de joueur que le Français ne peut pas encadrer. D’ailleurs, il ne l’avait pas encore battu en deux confrontations. Alors cette victoire en quatre sets (7-6 [4], 6-1, 4-6, 6-3), alors qu’il débarque Porte d’Auteuil sans certitude après des mois de galère, a ravi Jo.

« Gagner en sérénité »

« Il a le jeu parfait pour m’embêter. C’était un match piège, je suis content de m’en être sorti », a-t-il débriefé, avant d’enchaîner sur ses difficultés du moment. « Il y a de la frustration parce que tout ne va pas comme je veux, juge le Manceau. Je manque de confiance en mon jeu, cette certitude de savoir qu’on va faire quelque chose de bien s’est effritée. Je dois encore gagner en sérénité. A moi de me persuader que je joue bien et que je suis capable de faire mal à l’adversaire avec ma raquette. »

Comme Richard Gasquet, Tsonga, retombé à la 82e place mondiale, est à Roland pour ça. Retrouver du jus, des sensations, de la confiance. « J’aimerais que ce tournoi soit un déclic, dit-il. Je reviens de loin, et je sens que je ne suis pas loin de faire de vraies belles choses sur le terrain. »

Il va vite savoir si son souhait sera exaucé. Au deuxième tour l’attend déjà Kei Nishikori, tête de série numéro 7. Un sacré défi, mais qui n’effraie pas plus que ça le convalescent. « Non, il n’arrive pas trop tôt ce match, pense Jo. De toute façon, que je fasse deuxième tour ou 8e de finale, ça ne change pas grand-chose. La frustration de la défaite serait la même. J’ai juste envie de jouer, de battre à nouveau les meilleurs. J’espère passer un moment mémorable. » Lui qui disait avant le début du tournoi « ne pas attendre de [lui] des choses exceptionnelles » va devoir se surprendre, alors.