Roland-Garros: «Je n’ai rien à perdre»... Gasquet rejoue au tennis et ça suffit à le rendre heureux

TENNIS Tout juste de retour après six mois d'absence, le Français s'est qualifié pour le deuxième tour après un match solide contre Mischa Zverev

N.C.

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Richard Gasquet s'est qualifié pour le 2e tour de Roland-Garros, le 27 mai 2019.
Richard Gasquet s'est qualifié pour le 2e tour de Roland-Garros, le 27 mai 2019. — Martin BUREAU / AFP

A Roland-Garros,

Richard Gasquet est un joueur heureux. Ou plus précisément, il est un joueur tout court et ça le rend heureux. De retour depuis trois semaines seulement après avoir été absent pendant six mois à la suite d'une opération d’une hernie inguinale, le Français commence à reprendre du plaisir sur le court.

Richard Gasquet a passé le premier tour de Roland, lundi, en ne faisant qu’une bouchée de Mischa Zverev (6-3, 6-4, 6-3). Une entrée en matière en douceur dont il n’osait rêver. « Quand t’es pas tête de série, tu peux prendre Nadal ou Djoko d’entrée et c’est terminé. Là c’était jouable, et je suis heureux d'être là et d’avoir gagné », dit-il.

Entre confiance et revers long de ligne

C’est vrai qu’il est bien tombé avec l’Allemand, un des rares joueurs du circuit à avoir encore moins gagné que lui en 2019 (une seule victoire). Le Tigrounet en a bien profité pour enquiller de la confiance en même temps que des revers long de ligne. « Il y a toujours des interrogations sur mon niveau physique, mais jour après jour, jeu après jeu, ça va de mieux en mieux, assure le Français. Je n’ai pas trop puisé aujourd’hui, je serai prêt pour mercredi et je ferai mon maximum pour aller le plus loin possible. »

Venu sans aucune autre ambition que celle de retrouver des sensations, Gasquet fera avec ce qui se présente devant lui. En l’occurrence, au deuxième tour, Juan Ignacio Londero, un Argentin à qui ça ne fait pas peur de cavaler au fond du court. « Je ne le connais pas trop, ça va être de longs échanges je suppose. Je n’ai rien à perdre. Je suis là, je n'ai plus de douleurs et je veux jouer. »

Quasi inespéré pour quelqu’un pour qui il était « impossible de bouger le lendemain » de sa victoire face à Maxime Janvier au tournoi de Lyon, la semaine dernière.