Bernard Tomic lors du premier tour de Roland-Garros en 2018.
Bernard Tomic lors du premier tour de Roland-Garros en 2018. — Alessandra Tarantino/AP/SIPA

TENNIS

Roland-Garros: Tomic est «d'accord» avec Kyrgios quand il dit que ce tournoi «craint»

Roland le lui rend bien, puisque l'Australien s'est fait expédier en un peu plus d'une heure par le jeune Taylor Fritz dès le premier tour

A Roland-Garros,

A ce compte-là, on se demande vraiment pourquoi il a fait l’effort de venir jusqu’à Paris. Bernard Tomic, l’Australien qui se permet de l’ouvrir comme s’il était encore un grand espoir du tennis, s’est fait écrabouiller par l’Américain qui monte, Taylor Fritz, au premier tour de Roland-Garros mardi matin (6-1, 6-4, 6-1). Expédié en 1h20 sur le court, il ne s’est pas plus attardé en conférence de presse. Une tête de dix pieds de long, des réponses en une phrase – « non », « je ne sais pas », « je n’ai pas vu leurs matchs » –, et par ici la sortie.

Il a tout de même eu le temps d’en placer une petite pour le tournoi, en soutien à son pote Nick Kyrgios. Ce dernier, qui a annoncé son forfait vendredi pour cause de « maladie », s’était fait remarquer quelques jours plus tôt en disant tout le mal qu’il pensait du Grand Chelem parisien dans une vidéo postée depuis Wimbledon. « Il faut se débarrasser de la terre battue, qui aime la terre battue ? C’est tellement nul… Roland-Garros, ça craint… Vraiment, ça craint. »

Interrogé sur ces propos, Tomic répondu du tac au tac : « Je suis d’accord ». On ne sait pas bien s’il vise lui aussi le tournoi en général ou s’il dit ça juste parce que la surface ne correspond pas à son jeu («la terre battue, ce n’est pas pour moi », a-t-il dit juste avant), mais en fait, peu importe. On n’a pas envie de passer plus de temps que ça à tenter de comprendre l’Australien, qui s’était déjà pris le bec avec un agent de sécurité lundi et qui a eu des mots avec l’arbitre lors de son match du jour.