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«Tout me fait dire qu'il n'est pas dopé», assure l'entraîneur de Sun Yang

Mondiaux: «Tout me fait dire qu'il n'est pas dopé», assure l'entraîneur de Sun Yang

NATATIONL'Australien Denis Cotterell, qui entraîne le nageur chinois depuis plus de dix ans, prend la défense de son protégé
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

«Tout ce que j'ai vu depuis le premier jour me fait dire» que Sun Yang «n'est pas dopé», assure Denis Cotterell, l'entraîneur du nageur chinois depuis plus de dix ans, dans une interview à l'AFP lors des Championnats du monde de natation, vendredi à Gwangju.

«Il n'est pas dopé», affirme Cotterell, qui travaille depuis 2008 avec Sun, devenu depuis triple champion olympique (400 m et 1500 m en 2012, 200 m en 2016) et onze fois champion du monde. «Tout me le fait dire, tout le travail que je fais avec lui, la précaution méticuleuse qu'il prend avec ce qu'il avale, tout ce que j'ai vu depuis le premier jour», énumère-t-il.

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«Année après année, il a été contrôlé - en gagnant chaque année depuis dix ans, (ce sont) des centaines de contrôles, développe-t-il. Vous ne pouvez pas avoir les résultats qu'il a eus au fil des de ces années sans travailler. La longévité, c'est ce qui fait la différence entre les champions et les grands champions.»

La présence du nageur chinois de 27 ans, au coeur d'un contrôle antidopage rocambolesque remontant à septembre dernier, à son domicile de Hangzhou, au cours duquel il lui est reproché d'avoir cassé à coup de marteau un échantillon de sang, mais non sanctionné par la Fédération internationale de natation (Fina), pour vice de forme, irrite beaucoup de nageurs - et ce n'est pas nouveau.

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Dans la piscine sud-coréenne, la défiance vis-à-vis de Sun, victorieux du 200 m et du 400 m, s'est exprimée jusque sur les podiums, silencieusement mais avec une grande résonance. Au premier jour de compétition dimanche, l'Australien Mack Horton, médaillé d'argent du 400m, a refusé d'y monter. Puis mardi, le Britannique Duncan Scott, troisième ex aequo du 200m, a lui refusé de serrer la main du nageur chinois. Tous deux se sont en outre tenus à l'écart sur les photos protocolaires. Leur geste leur a valu un large soutien du reste des nageurs.

Cotterell, lui, regrette la manière. «Je soutiens complètement ce que les athlètes demandent en termes de transparence et de procédures antidopage claires, réglementées. Qui ne le voudrait pas ? Mais la manière dont ils le font, en ciblant un individu, qui doit supporter ça depuis trop longtemps... Il y a d'autres moyens», déplore-t-il.