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Léon Marchand, la découverte d’un titre continental avant celle du 400 m crawl

Championnats d’Europe de natation : Léon Marchand, la découverte d’un titre continental avant celle du 400 m nage libre

explorateurLéon Marchand a remporté son premier titre de champion d’Europe sur le 200 m papillon des Championnats d’Europe de Paris 2026. Il part à la conquête du 400 m, « un gros défi »
Diplômé en ingénierie informatique, famille de nageurs, recordman... On vous dit tout sur Léon Marchand
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Léon Marchand a remporté son premier titre de champion d’Europe sur 200 m papillon avec un temps de 1'51''72, ce qui le rend « hyper fier ».
  • Le nageur toulousain a progressé au fil de la compétition, passant d’une demi-finale plus lente à une finale où il s’est montré satisfait de son chrono « surtout avec les semaines [qu’il a] vécues ».
  • Marchand participera dimanche matin aux séries du 400 m nage libre, une épreuve qu’il prétend découvrir en compétition internationale avec pour seul objectif d'« essayer de passer en finale », malgré un record personnel à 3'44''70 établi en décembre dernier.

Tout quadruple champion olympique qu’il est, Léon Marchand savoure son titre européen sur 200 m papillon, remporté les doigts dans le nez en 1'51''72, loin devant son dauphin Richard Marton. Le Toulousain n’avait jamais remporté l’or continental et éprouve de la satisfaction à avoir réparé cette anomalie, qui plus est en France. « J’en suis hyper fier, surtout de le faire ici à Paris, réagissait Marchand après sa victoire. C’était effectivement ce qui manquait. Je suis hyper content, surtout de m’être accroché ces dernières semaines pour venir et faire ce que je pouvais sur le papillon et sur le crawl. »

S’il n’a eu besoin que d’une munition pour impressionner sur la nage libre en signant le 6e meilleur temps de l’histoire sur le relais du 4 x 200 m, en début de semaine, le protégé de Bob Bowman a eu un papillon diesel, des séries à la finale. Il était même sorti contrarié de sa demie, pourtant remportée avec le meilleur temps devant Marton, par ses 50 derniers mètres un peu faiblards pour ses standards qui ont terni la copie (1'53''95). Un chrono que Marchand attribuait à un manque de fraîcheur.

Léon Marchand fier de son chrono, « surtout avec les semaines que j’ai vécues »

Celle-ci est revenue à point nommé pour la finale de dimanche, et le public encore bouillant du Centre Aquatique olympique n’y était pas étranger. « [L’énergie du public], c’était un supplément. Quelque chose qui m’a poussé dans mes retranchements et qui me permet de finir vite sur un 200 m papillon, ce qui n’est pas forcément facile. » Dans sa contradiction, le champion s’étonnait presque de cette facilité ressentie dans les derniers coups de bras. « Ça veut aussi dire que j’aurais peut-être pu partir plus vite. »

Bob Bowman a fini par déteindre sur lui, il fallait bien que ce jour arrive, même si au fond, Marchand ne s’attendait pas à tout péter sur la distance dès ces championnats d’Europe. « Le record du monde, il n’était pas ici. J’ai fait le maximum ce soir. Déjà, je ne pensais pas pouvoir repasser sous les 1’52. Mon 1'51''2 qui date des JO, c’était une course contre un recordman du monde. Forcément, je ne peux pas vraiment comparer. Surtout avec les semaines que j’ai vécues, le 1'51''7, j'en suis fier. »

« Essayer de passer en finale du 400 m »

Après un temps record 2’32 passé en zone mixte notre Léon national a mis un terme aux questions-réponses comme il sait le faire - « désolé, je dois aller récupérer ». Toujours un peu frustrant, mais va pour cette fois. Le nouveau champion d’Europe a encore piscine dimanche matin, avec les séries du 400 m nage libre pour lequel il ne se fixe aucun autre objectif qu'« essayer de passer en finale », trahissant ainsi un léger penchant pour l’exagération. « C’est la première fois que je fais un 400 crawl en compétition internationale. Je n’en ai aussi pas fait beaucoup en compétition régionale, départementale. C’est vraiment un des premiers. »

Un des premiers si on exclut celui couru au mois de mars au Tyr Pro Swim séries, où il s’était contenté du 4e temps (3’48’’79) à cinq secondes de l’Australien Samuel Short, et surtout celui du mois de décembre dernier à l’US Open où il avait établi son record personne en 3'44''70, toujours à cinq secondes, mais cette fois du record du monde. Solide, non ? D’autant plus qu’il a l’habitude de la distance grâce au 400 m quatre nages.

« Ça n’a rien à voir, balaye-t-il. Je pense qu’au niveau de la douleur, c’est à peu près la même chose. Mais au niveau de la stratégie de course, etc., je ne me connais vraiment pas beaucoup. Il y a surtout des gros concurrents demain à aller chercher. Donc, ça va être cool. » La modestie d’un homme que l’on retrouvera une dernière fois sur le podium des Championnats d’Europe de natation, dimanche soir.