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JO 2024 – Natation : Clapping et tour d’honneur, la der' joyeuse et bronzée du relais devant l’immense public français
célébration•Yohann Ndoye, Léon Marchand, Maxime Grousset et Florent Manaudou ont apporté une septième et dernière médaille à la natation française sur le relais 4x100 m nage libre, dimancheNicolas Camus
L'essentiel
- Le relais composé de Yohann Ndoye, Léon Marchand, Maxime Grousset et Florent Manaudou a remporté la médaille de bronze sur le 4x100 m 4 nages ce dimanche aux JO de Paris.
- Une belle manière de terminer cette semaine historique pour la natation tricolore, autant par l’ambiance qui a régné tous les jours à la piscine que par les résultats, avec le record de sept médailles de Londres 2012 égalé.
- « On ne revivra pas d’émotions comme ça dans notre vie de sportifs », estime Manaudou, qui a encore savouré chaque seconde cette belle soirée.
A Paris La Défense Arena,
Tout cela pouvait-il se terminer autrement que par une médaille ? Bien sûr que non. L’équipe de France de natation a bouclé ces JO de Paris ce dimanche par une dernière médaille, la septième, histoire de fêter comme il se doit une édition historique qui l’a vu égaler l’orgie de Londres 2012. Yohann Ndoye, Léon Marchand, Maxime Grousset et Florent Manaudou ont, par ordre d’apparition, été chercher la troisième place du relais 4x100 m 4 nages, derrière la Chine et les Etats-Unis. « Je trouve qu’elle avait de la gueule cette équipe, savoure Manaudou. C’est génial de finir là-dessus. »
Si l’on a un temps cru à l’or, quand Grousset a lancé le médaillé de bronze du 50 m en tête pour le dernier 100, la troisième place finale n’a rien d’une déception. Il fallait voir ces quatre-là heureux comme des gosses sur le podium, chacun pour leurs propres raisons : une première médaille olympique en carrière pour Ndoye et Grousset, une apothéose pour Marchand après cette semaine qui l’aura vu devenir une star mondiale, et le crépuscule heureux d’une immense carrière pour Manaudou. Ils se sont réunis pour s’offrir un dernier frisson, une dernière fiesta, devant un public qui l’avait bien mérité pour l’ensemble de son œuvre.
« Je vais m’en souvenir parce qu’on avait une super équipe, on était en famille, entre potes, et on a vraiment profité du moment », raconte Léon 1er. Ce dernier ne fait pas de hiérarchie entre ses quatre titres individuels et ce bronze. Pas le même sentiment, pas la même dynamique. Celle-là est la médaille de la joie partagée. « Quand Flo part, sur une de ses dernières courses à la maison, ça m’a fait un truc spécial niveau émotion, poursuit le Toulousain. En fait, quand c’est partagé, le plaisir est multiplié. C’est top. »
Le vétéran de la bande n’est pas le moins heureux. Comme vendredi pour sa finale du 50 m, Manaudou s’est évertué à déguster chaque seconde de cette course. A l’entrée des artistes, il a refait le coup du clapping avec les supporters, qui lui ont bien rendu. Même si le deuxième 50 m a été de trop pour lui, dépassé par la fusée Pan Zhanle (45’’92 lancé, après avoir descendu le record du monde à 46’’40 vendredi, des temps absolus démentiels) et Hunter Armstrong, il a pris un pied monumental.
« Kiffez, on ne revivra pas d’émotions comme ça »
Il l’a rappelé lui-même après coup, la dernière fois qu’il avait participé à un relais de ce type, c’était en… 2011. « On avait fait 9e des séries, et j’avais pris une "boîte", un peu comme ce soir sauf qu’en papillon ça pardonne moins, dit-il avec un petit sourire. C’était une de mes premières courses en équipe de France, ce soir c’était une de mes dernières, ça boucle un peu la boucle et je suis trop content de le faire avec ces mecs-là, de voir les émotions qu’on arrive à donner à tout le monde. »
Capitaine de route naturel de ce quatuor, le champion olympique de Londres a dit aux petits jeunes de bien imprimer cette dernière soirée dans leurs rétines. « C’est juste fou. On ne revivra pas d’émotions comme ça dans notre vie de sportifs. Je leur ai dit : "Faut kiffer le moment, on est médaillés olympiques, on fait le tour d’honneur, si ça dure vingt minutes ça dure vingt minutes." » Ça a même été un peu plus long, avec un dernier clapping pour la route, cette fois lancé à quatre. Mais si ça n’avait tenu qu’à eux, ils y seraient encore à l’heure qu’il est.
NOTRE DOSSIER JO PARIS 2024Le seul truc qui aurait pu les faire bouger sans qu’on les y oblige, c’est la perspective désormais de se faire une petite sortie et de boire des coups. Lundi, ils seront au Club France avec tous les autres. L’occasion de se rendre compte à quel point ce qu’il s’est passé dans cette piscine olympique a fait hurler tout un pays pendant une semaine.



















