JO 2024 – Natation : « C’est canon »… Les doudounes des nageurs, grandes stars de cette semaine olympique
nage & mode•L’apparition un à un des athlètes emmitouflés dans leur grosse veste a fait son petit effet cette semaine à la piscine des Jeux olympiques à Paris La Défense ArenaNicolas Camus
L'essentiel
- La semaine de natation se termine ce dimanche soir aux JO de Paris, avec notamment le relais 4x100 m 4 nages où les Bleus peuvent espérer décrocher une médaille.
- Pour leur arrivée jusqu’au bassin, Léon Marchand, Florent Manaudou, Maxime Grousset et Yohann Ndoye-Brouard seront comme d’habitude vêtus de leur belle doudoune blanche, conçue par le partenaire de la délégation tricolore Le Coq Sportif.
- Plus globalement, les images des nageurs ainsi vêtus par de longs manteaux très stylés ont marqué les téléspectateurs, qui ont apparemment apprécié le côté défilé de mode avant les courses.
A la water fashion week,
Depuis le début des épreuves de natation le week-end dernier, on ne voit qu’elles. Les médailles d’or de Léon Marchand ? Oui aussi, c’est vrai, mais on veut parler là des doudounes que portent les nageuses et les nageurs, vraies stars des avant-courses. Au lancement de chaque finale, il y a un petit côté défilé de mode quand le speaker égrène les noms des athlètes, et qu’on les voit tranquillement entrer dans l’arène depuis le portillon d’entrée jusqu’à leur plot de départ.
Voir les nageurs habillés comme s’ils étaient en route pour une expédition au Pôle Nord en a étonné beaucoup, si l’on en croit les réactions sur les réseaux. Ça n’a en réalité rien de bien nouveau, seulement le grand public l’a découvert à l’occasion de ces Jeux. « C’est vrai qu’on m’en parle beaucoup depuis le début de semaine », en sourit Camille Lacourt, qui commente les courses pour France Télévisions.
L’ancien spécialiste du dos, quintuple champion du monde et d’Europe, rappelle leur utilité première : « Avoir chaud ! C’est important parce qu’on est dans un stade, il peut y avoir des courants d’air, et si le corps n’est pas à température suffisamment élevée, c’est super dur de le mettre en action ensuite. En natation, on ne risque pas un claquage comme en athlétisme, mais avec l’eau qui est déjà froide, si tes muscles ne sont pas assez chauds, avec une bonne circulation sanguine, tu n’avances pas. Donc il faut arriver au bord du bassin en ayant un peu chaud. »
Tous les nageurs n’enfilent pas leur doudoune au même moment. Certains le font dès la sortie du bassin d’échauffement, d’autres préfèrent attendre un peu. Chacun sa routine. Et le style, alors ? « C’est d’abord une question d’efficacité, mais ça n’empêche pas, répond Lacourt. A notre époque, les doudounes étaient dégueulasses (rires). Aujourd’hui les marques ont compris qu’il y avait quelque chose à faire dessus, et c’est réussi, elles sont très stylées. »
Pas de place pour les sponsors personnels
Celui qui est toujours détenteur des records de France sur 50 m et 100 m dos avoue être un peu jaloux quand il voit Léon Marchand, Florent Manaudou et les autres Tricolores arriver au bord du bassin. « La capuche avec les couleurs bleu, blanc, rouge à l’intérieur, elle est dingue, juge-t-il. S’il y a un truc que j’aimerais récupérer de l’équipe de France, c’est ça ! Elle est démente. »
Le Coq Sportif a donc réussi son coup, avec, au-delà de la capuche, mille et un « petits détails qui racontent l’histoire des Jeux olympiques », nous raconte Ewa Samson, directrice textile de la marque. La veste est notamment fabriquée dans « une matière perlée pour donner de la brillance et refléter la lumière de la piscine, pour mettre encore plus en valeur les athlètes », décrit-elle.
Au passage, Le Coq Sportif est la seule marque autorisée pour les nageurs français en tant que partenaire officiel des tenues des athlètes de l’équipe de France. Aux Jeux olympiques, comme pour le reste des compétitions, ces derniers ne peuvent arborer une tenue de leur sponsor personnel.
La marque française n’a eu que des bons retours sur ce vêtement fabriqué spécialement pour les forçats du bassin. Ces derniers ont participé à la conception pour l’aspect performance, l’épaisseur idéale pour maintenir le corps à la bonne température, ce genre de chose. Mais ils n’ont découvert le produit fini que juste avant la compétition.
Il n’est pas prévu de commercialiser les doudounes, mais…
« On voulait conserver un "effet waouh" pour eux, poursuit la responsable. Et ils en étaient vraiment contents, alors nous aussi. » Ils ne sont pas les seuls. Apparemment, de nombreux clients ont demandé où ils pouvaient l’acheter. Cette doudoune n’a pas vocation à être commercialisée, mais face au succès, la marque pourrait réfléchir à la question.
NOTRE DOSSIER JO PARIS 2024Ewa Samson avoue avoir regardé aussi ce qui se faisait chez les autres nations. « C’est quasiment devenu un produit de défilé », observe-t-elle. Camille Lacourt, lui, a bien aimé celle des Américains par exemple. Immaculée, sobre, classe. Tout ce qui lui plaît. « Elle claque, toute blanche comme ça. Les blanches, en fait, je les trouve vraiment stylées. Bon, elles sont immettables dans la rue parce que si tu touches un mur c’est mort, ça se voit direct, mais là sur le bord d’un bassin c’est canon. » Allez, on départagera Français et Américains ce dimanche soir lors de l’ultime moment fort de cette folle semaine, le relais 4x100 m 4 nages.


















