JO 2024 – handball : « On ne fait que s’améliorer »… Allez, c’est bon, on va être champion olympique
Jeux olympiques•La France a beau jouer mal, elle est en quart de finale. Et on vous spoile déjà la fin de la compétition : les Bleus du hand seront champions olympiques, encore une foisJean-Loup Delmas
L'essentiel
- C’est bon ! Après une victoire, pas des plus rassurantes, contre la Hongrie, le handball français se qualifie pour les quarts de finale et ira bien à Lille.
- On pourrait avoir peur pour la suite, vu les prestations récentes, mais nous, on n’est pas idiots. On sait très bien comment ce scénario va finir : une médaille d’or.
- Les mauvais matchs récents sont justes un moyen pour la France de mettre un peu de suspense. Mais personne n’est dupe.
De notre envoyé spécial dans le futur,
Bon les Bleus, c’était bien marrant de jouer à nous faire peur, mais on n’est pas si naïf. On le sait : vous allez être champions olympiques, comme d’habitude. Vous pouvez donc arrêter de faire semblant de mal jouer juste pour laisser planer un doute auquel on ne croit pas. La France poussive au hand, c’est un peu comme ce héros Disney qui gît à terre après un coup du grand méchant. On a juste envie de dire : « Mais allez relève-toi, on sait bien que tu n’es pas mort et que tu vas gagner, arrête le faux suspense. »
Alors bien sûr, ce match face à la Hongrie, transformé en huitième de finale par un début de compète plutôt complicado, n’était pas des plus rassurants. On laissera à nos confrères le sadisme de vous faire croire que la France « se qualifie dans la peur », ou « n’a pas semé tous les doutes sur son chemin », « qu’il faudra faire mieux », blablabla. Nous, on vous le dit : c’est bon, on va gagner. On n’a jamais promis qu’on le ferait en jouant bien, mais on est juste trop forts.
Le hand français, c’est comme le Real Madrid
Il suffit de voir la réaction de l’équipe de France la seule fois où la Hongrie a mené dans le match, éliminant virtuellement les Bleus pendant 73 secondes. A ce moment-là, Prandi et Cie se sont transformés en Avengers de la baballe. Plus un but encaissé, quatre pions dans la musette de Budapest, bonus bombazo de loin ou saut de cabri dans la zone de but pour bien humilier le gardien, et voilà.
C’est peut-être même ça, qui nous fait dire que la France va tout écraser dans le Nord. Même quand son jeu est désaccordé, il y aura toujours les arrêts de Vincent Gérard – 11 sur ce match tout de même, le bras de Elohim Prandi pour envoyer un missile en lucarne (7 buts), ou un stop bien autoritaire de Ludovic Fabregas pour gagner quand même. Le hand français, c’est comme le Real Madrid. Primo, ne pariez jamais contre. Secundo, quand on peut être sauvé par autant d’individualités, on n’a pas besoin d’un jeu léché.
« Les matchs couperets, ça nous réussit »
La France va à Lille. Et sera sans surprise championne olympique, malgré deux défaites au premier tour. Ce n’est pas parce que Ross et Rachel enchaînaient les ruptures dans Friends qu’on ne savait pas très bien qu’ils finiraient ensemble.
Les poncifs utilisés par les Bleus en zone mixte – « une autre compétition commence », « ça va être différent », « les matchs couperets, on connaît, ça nous réussit », par Aymeric Minne qui récitait ses gammes – n’ont fait que renforcer notre certitude que toute cette aventure finirait sur une médaille d’or. Le stade de Lille et ses quelques 27.000 spectateurs qui attendent nos Bleus renforcent cette impression de nouveau départ, dont on connaît en avance la prestigieuse arrivée. Et si le public du Nord est aussi chaud qu’à Paris – on n’en doute vraiment pas –, c’est carrément du cheat-code.
« On est énorme en défense, concentrons-nous dessus »
Ludovic Fabregas voyait dans la prestation du jour – en partie mieux maîtrisée – des signes d’espoir : « On va se remettre en mode rouleau compresseur, on est de mieux en mieux. » Et ce manque de réussite en attaque ? « Il faut qu’on se concentre sur le fait qu’on soit énorme en défense, c’est ça qui est à valoriser. On ne marquera peut-être pas 30 buts, mais si on en encaisse moins que 20… » Bonne chance aux adversaires.
Dika Mem nous emboîtant le pas niveau optimisme : « On est en train de monter, monter, monter…. C’est une très bonne chose. Bien sûr qu’on a encore l’ambition d’être champion olympique. »
« Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez au pays des merveilles », chantonnait le public dans le traditionnel karaoké d’avant-match. Pour l’instant, les Bleus vont simplement à Lille. Mais on le promet, le pays des merveilles, c’est le 11 août. Faites quand même semblant d’être surpris à ce moment-là.


















